01 juillet 2009
Brochettes de boeuf à la canne à sucre
Des brochettes qui ont un goût de ...trop peu !
Attention, roulement de tambour... Voici enfin la recette de mes brochettes à la canne à sucre qui ont fait tant d'émules lors du pique-nique de dimanche! C'est qu'on m'a harcelée pour savoir quel était le secret de ces petites bouchées!
Dorian a eu de la chance, il est arrivé juste à temps pour dévorer la dernière qui restait dans la boîte à bento! J'en avais apporté 18 (en fait y en avait 19 mais j'en ai grignoté une en cachette dans ma cuisine! ), en pensant que ça allait suffire pour tous les affamés mais en fait il y a eu 2 fois plus de monde que je le pensais !
A vrai dire, cette recette je l'ai improvisée en vitesse avec ce que j'avais dans mes placards et dans le bac à légumes. En fait je devais prendre le train dimanche
matin pour être à Bercy pile poil pour midi, mais on m'a proposé de me déposer la veille en voiture. Du coup j'ai dû speeder comme une folle pour que tout soit cuit à temps et assez refroidi pour être transporté dans ma glacière ! L'esprit en ébullition, je me suis donc inspirée de ma recette de Dak Bulgogi pour assaisonner la viande à la façon coréenne. Vu qu'il me restait une belle poire bien mûre, c'était parfait pour compléter l'affaire!
Et pour la sauce, comme je vous le disais dans le précédent post, j'ai presque honte de vous révéler la recette... Le truc c'est que la veille du pique-nique je logeais chez une copine qui devait rendre les clés de son appart 2 jours après.

La canne à sucre dans le jardin familial, puis une fois épluchée
Donc il ne restait plus grand chose dans son frigo, excepté quelques petits flacons de sauces diverses. Avec mon flair à la Columbo, j'ai pu repérer celles qui iraient bien ensemble et voilà comment est née la sauce des brochettes:
1/3 sauce soja, 1/3 nuoc-mam et 1/3 sauce pimentée sucrée. Tadaaaa !!!
Quant à la canne à sucre, on m'a demandé où je l'ai achetée... J'ai du avouer qu'elle venait du jardin de mes parents, et que j'avais du la planquer dans le double-fond de ma valise lors de mon récent retour ! Je pense qu'on peut sûrement s'en procurer chez Tang à Paris, ou sinon dans le magasin qui se trouve sur le trottoir d'en face (avenue de Choisy). Le petit bonus de la canne à sucre, c'est qu'à la fin on peut la machouiller, car elle contient ce fameux jus sucré si caractéristique!
Dois-je aussi vous avouer que j'ai du refaire mes brochettes par pure conscience professionnelle, afin de vous fournir des photos plus appétissantes que celles du pique-nique? Et oui, j'ai été obligée d'en remanger !
Pareil pour la tarte au chocolat, j'ai du en refaire une 2e car je ne l'avais pas prise en photo avant de partir! C'est Mister T qui est content, je vous dis que ça, car je ne lui avais laissé que les croûtes de pâte! Ah ben il n'avait qu'à venir avec moi...
Ah là là, qu'est-ce qu'il faut pas faire pour ce blog alors!
Brochettes de boeuf à la canne à sucre
(pour une quinzaine de brochettes environ)
-250 g de boeuf haché
-1 tronçon de canne à sucre
-1 carotte
-1 oeuf
-2 gousses d'ail
-1 morceau de gingembre frais
-1 poire mûre et juteuse
-1 dizaine de feuilles de menthe fraîche
-1/2 botte de coriandre fraîche
-1 càs de graines de sésame
-1 càs d'huile de sésame
-2 càs de sauce soja
-2 càc de sucre
-poivre du moulin
Epluchez la canne à sucre en enlevant l'écorce épaisse, puis débitez-la en petit bâtonnets. Ca va très vite, il suffit de suivre le sens des fibres.
Dans un saladier, déposez la viande hachée et râpez au-dessus la carotte, l'ail, le gingembre et la poire épluchée. Ajoutez les herbes ciselées et formez un puits. Cassez-y l'oeuf entier et assaisonnez avec l'huile de sésame, la sauce soja, le sucre et le poivre (la sauce soja remplace le sel). N'oubliez pas les graines de sésame pour le croquant !
Malaxez bien le tout avec les doigts (même pas peur!) ou à la fourchette (ouh les chochottes!). Prenez une boulette de ce mélange au creux de la main, déposez au milieu un batônnet de canne à sucre, puis refermez votre main pour l'envelopper.
Déposez les brochettes sur une assiette plate recouverte de film alimentaire et laissez-les reposer environ 30 min au freezer. Ca va leur permettre de figer un peu au frais afin que la viande se tienne mieux à la cuisson. Si vous avez peur que ça se délite, vous pouvez ajouter 1 càs de fécule de maïs pour lier le tout et absorber l'humidité de l'assaisonnement.
Faites cuire vos brochettes sur un barbecue ou une poêle-grill anti-adhésive, sur toutes les faces. Inutile d'ajouter de la matière grasse car il y a déja de l'huile de sésame dans l'assaisonnement.
Préparez la sauce comme indiqué plus haut (y a pas plus facile!), et trampouillez-y vos brochettes avant de les déguster! Et n'oubliez pas de machouiller les petits batônnets de canne à sucre pour finir en douceur !
On peut aussi les déguster d'une autre façon, c'est celle que je préfère: On retire la viande du batônnet et on la dépose au milieu d'une feuille de laitue. On la recouvre de feuilles de menthe, on l'enroule comme un nem et on fait trempette dans la sauce. Miam miam!
02 juin 2009
Dak Bulgogi: Poulet grillé à la coréenne
Ou comment réunir une Néo-Calédonienne et un Alsacien autour d'un barbecue coréen... en Normandie!
Je ne sais pas si c'est à cause de l'avion sur-climatisé, du changement de climat ou du jet-lag (ou une éventuelle allergie au pollen?), mais en tout cas je ne pète pas la forme! Piment oiseau est "balaaaade"! (à prononcer avec la voix d'un Caliméro tristounet). Malgré le soleil radieux, le ciel impecc' et les balades dans les parcs et au bord de la mer, rien n'y fait. Alors j'ai capitulé devant la force des choses et j'ai fini par troquer ma cape de supergirl contre le pyjama de super-couch potato! Vous savez, le super-héros fatigué et allongé sur le canapé, qui comate devant des séries télé aussi abrutissantes qu'hypnotisantes. Vous voyez très bien ce que je veux dire, hein? :) A moi la dernière saison de Desperate Housewives ou des dernières aventures de Jamie Oliver au fond de son jardin.
Bon c'est pas tout, mais sur les 24h qui composent les
journées, il fallait bien que j'en consacre une au moins à la popote. Je sais bien que je vous avais dit que je n'étais pas trop motivée pour cuisiner quoi que ce soit, mais que voulez-vous, chassez le naturiste, il revient au bungalow! Mouahaha, qu'est-qu'on rigole sur ce blog!
Et puis quand j'ai vu les vestiges de taboulé ou de plats en barquettes que Mister T avait achetés pendant mon absence, je n'ai pas pu résister! Fini les plats préparés avec moi! Hop, on va faire des courses (même malade, même pas peuuuur), et on va acheter des copains à la pauv'petite carotte qui s'ennuie avec la vieille pomme fripée dans le bac à légumes.
C'est parti pour un bulgogi [boulguogui], qui signifie littéralement "viande au feu" en coréen (ici c'est un "dak bulgogi"=bulgogi au poulet). J'en ai mangé pour la première fois au Séoul Opéra à Paris, contrairement à Mister T qui a pu en déguster à Séoul même, l'année dernière (sans moi, grrrr). Traditionnellement, ce plat est servi avec du riz et une multitude de "banchan", un assortiment de garnitures à base de légumes et algues épicés et/ou marinés. Chez moi on se contentera de riz blanc! J'étais motivée pour me lever du canapé ce jour-là mais faut pas pousser!
La spécificité de la marinade est qu'elle est sucrée, comme la plupart des plats coréens (même les trucs à grignoter à l'apéro sont sucrés et épicés). A la base il faut du jus de poire, que j'ai remplacé par une poire mixée avec de l'eau, ce qui épaissit et enrichit la sauce. Je peux vous dire que c'était tellement bon que j'ai refait la marinade le lendemain pour griller du veau! A essayer avec des lamelles de boeuf ou de porc, voire des fruits de mer. (Ici j'ai utilisé des cuisses et des hauts-de-cuisses que j'ai désossées car la chair y est plus moelleuse, mais on peut bien sûr utiliser des filets.)
Dak Bulgogi (pour 2 pers)
-2 cuisses et hauts-de-cuisses de poulet
(désossées)
-1 oignon
-1 carotte
-qq champignons de paris
-1 poire mûre
-2 gousses d'ail pressée
-1/2 càs de gingembre frais râpé
-4 càs de sauce soja
-3 càs de sucre brun (ou blanc à défaut)
-1 càs d'huile de sésame
-1 càs de graines de sésame doré
-10 cl d'eau
Epluchez la poire, épépinez-la et mixez-la avec l'eau. Versez le jus obtenu dans un saladier, et ajoutez-y le reste des ingrédients: la sauce soja, le gingembre, l'ail, le sucre, les graines de sésame et l'huile de sésame. Faites-y mariner les morceaux de poulet, ainsi que les champignons, les oignons coupés en grosses rondelles et les carottes en biseaux. Laissez mariner 30 minutes au moins et faites griller sur toutes les faces, soit au barbecue, soit sur une poêle-grill comme moi. Prenez soin de couper le poulet en lamelles avant de servir, avec du riz, de la ciboule et du piment si vous en avez. A déguster avec des baguettes of course!
08 janvier 2009
Bibimbap

Après un petit détour par le Japon, faisons escale à Séoul avec le bibimbap ! J'ai découvert ce plat avec des amies coréennes que j'avais rencontrées aux Beaux-Arts. A l'époque, j'étais considérée comme une "étrangère", moi la petite bronzée dont personne ne savait d'où je venais. Ou alors on faisait semblant de savoir, mais sans pouvoir placer la Nouvelle-Calédonie sur une carte. Et vous, vous savez où ça se trouve? :) Du coup au début je ne faisais pas d'effort pour m'intégrer dans la promo, vu qu'en général les bêtes de foire ça alimente les conversations mais pas les liens amicaux. Je me suis donc fait plus d'amis parmi les "vrais étrangers" de la classe, dont Yuki, une amie japonaise, et Sae-Ro, d'origine coréenne. Je les aidais souvent pour corriger leur boulot, ce qui me rendait finalement aussi française que les autres! La vie est bizarre parfois... Pour me remercier, elles m'invitaient chez elles pour partager des repas typiques de leurs pays, moments de générosité culturelle uniques, que je n'oublierai jamais.
Alors ici je vous propose un "bibimbap", un bol tapissé de riz puis recouvert de garnitures diverses. J'y ai mis de la pomme de terre, des épinard, du poulet, des carottes et des champignons japonais (buna shimeji). Et le petit coussin rouge sous le jaune d'oeuf, c'est du gochujang, un condiment coréen pimenté. Mais vous n'êtes pas obligé de suivre mon exemple, à vous d'improviser !
Bibimbap (pour 2 pers.)
-300g de riz rond cuit
-1 filet de poulet
-2 carottes
-1 grosse pomme de terre
-1 poignée d'épinards frais
-quelques champignons frais
-2 oeufs
-2 càs de gochujang
(ou autre sauce pimentée)
-2 càs de sauce soja
-2 gousses d'ail
-sel, poivre
-huile de sésame
-2 càc de graines de sésame
Coupez le poulet en dés et faites-le mariner dans un bol avec la sauce soja et 1 càs d'huile de sésame. Taillez la pomme de terre et la carotte en juliennes. Faites-les sauter dans deux poêles différentes, avec (pour chaque légume) 2 càs d'huile de sésame et 1 gousse d'ail écrasée. Lorsque c'est cuit, assaisonnez et débarrassez-les dans un plat. Faites cuire dans les mêmes poêles les champignons émincés et les épinards (toujours à part). Assaisonnez de sel et poivre. Enfin, faites cuire le poulet très rapidement, pour qu'il reste tendre à l'intérieur. Dresser le bibimbap: déposez le riz chaud au fond des bols (ou assiettes creuses), puis garnissez avec le poulet et les légumes. Formez un nid au centre avec une cuillèrée de gochujang, que vous surmonterez d'un jaune d'oeuf cru, ou alors d'un oeuf au plat, saupoudré de sésame. A déguster à la cuillère, en mélangeant tout!

20 octobre 2008
Food trip...suite et fin

Suite de la balade dans le quartier de l’Opéra, où nous avons franchi la porte du Sapporo Ramen. Comme son nom l’indique, ce restau est spécialisé dans les ramen, des nouilles servies avec un bouillon, très populaires au Japon. En passant devant la vitrine, on ne peut qu’être alléché par les étagères de bols de soupe géants en cire, plus vrais que nature. Mais une fois à l’intérieur, c’est une autre histoire.
L’ambiance est celle d’une cantine hyper bruyante. Après avoir traversé la file d’attente des clients pressés de payer à la caisse, on s’aperçoit que la salle est pleine à craquer. On traque la moindre personne susceptible de libérer sa place pour se jeter dessus. La serveuse débordée nous oublie et on finit par s’installer au bar, juste en face de la cuisine entièrement ouverte. Je peux dire que j’étais aux premières loges pour assister au spectacle des cuisiniers !
Ils hurlent en chinois (on avait une chance sur deux de tomber sur des chefs japonais), jonglent avec les plats et s’amusent avec leur hachoir. Le cirque palpite au rythme d’un minuteur qui bipe toutes les 3 minutes, indiquant au cuistot qu’il est temps de retirer les ramen plongées dans l’imposante marmite de bouillon. Celui-ci mijote toute la journée, et est alimenté par un mince filet d’eau qui coule continuellement d’un robinet pas très discret.
Malgré l’omniprésence des nouilles, on commande chacune un katsudon. Il s’agit d’un grand bol de riz chaud surmonté d’un tonkatsu, une tranche de porc panée puis cuite avec un œuf battu. La viande est incroyablement tendre à cœur et croustillante à l’extérieur. Elle a certainement due être marinée car elle est légèrement sucrée et épicée. Le tout est accompagné d’une soupe miso.
Heureusement que le plat s’est montré à la hauteur car le stress ambiant gâche tout et donne l’impression de manger dans une véritable usine à gaz. Complètement opposé à l’image zen que l’on a d’un restaurant japonais ! La plupart des clients viennent y déjeuner seuls et sur le pouce. Une femme installée à côté de moi a consommé sa soupe en écoutant de la musique avec son i-pod, histoire de couvrir le brouhaha. Elle avait bien raison ! Arrivée après nous, elle a fini par s’en aller avant qu’on n’ait fini.
Le gérant était le seul à garder son self-control, arrivant à se dépatouiller calmement entre la caisse, le monte-charge et les verres à essuyer. Il m’a tout de suite fait penser au vieux Kamaji, le vieil homme-araignée qui s’occupe des bains publics dans le Voyage de Chihiro. Il parvient à tout diriger comme un chef-d’orchestre, grâce à ses quatre bras, sans sourciller.



Dans le même arrondissement, on avait eu l’occasion de tester le Séoul Opéra, un resto coréen excellent qui propose le fameux bulgogi, le barbecue traditionnel national. C’est toujours accompagné d’une multitude de petits plats à base de légumes épicés (« banchan »), dont le plus connu est le kim-chi (chou chinois fermenté dans une pâte à base de farine de riz et d’épices). Mais le meilleur souvenir que je garde de ce séjour, ce sont les petits plats mitonnés par Joeun ! :) De gauche à droite : curry de porc pimenté aux pommes de terre et carottes, kim-chi maison, inarizuchi et gambas sauce aux haricots noirs. Super balade, n’est-ce pas ?

19 octobre 2008
Food trip à Paris

Quand j’étais étudiante, j’allais souvent à Paris pour visiter des expos d’art contemporain et de design. Pas pour faire mon intello, non non, quoique faire la queue pendant des plombes pour entrer à la FIAC ça peut paraître bobo pour certains. Disons qu’en cours d’histoire de l’art, si on n’était pas au courant de l’actualité culturelle, on passait vraiment pour des gros nazes. Quelques fois j’y allais juste pour aller à un concert, comme ce vendredi mémorable où j’avais menti à mon boss au stage. Je lui avais dit que j’avais une réunion importante à l’école alors que j’avais pris ma journée pour faire la queue depuis midi (si si !) à Bercy en attendant de me pâmer devant les Red Hot Chili Peppers au premier rang. Dire que j’avais embarqué Mister T. dans cette galère... :)

La semaine dernière j’ai décidé de me prendre quelques jours dans la capitale, histoire de rendre visite à Joeun, ma copine coréenne, qui m’a accueillie chez elle près du Marais. Cette fois-ci, pas pour faire le tour des galeries, mais juste pour se balader et faire quelques « courses ». Aussi dingue de nourriture que moi, on s’était donc calé un petit programme « food-trip » en faisant escale dans nos épiceries préférées. On a commencé par flâner dans le quartier de l’Opéra, en zigzaguant entre les petites épiceries japonaises et coréennes. On a trouvé notre bonheur chez Ace Mart, un magasin coréen qui propose aussi des produits japonais et qui est amplement meilleur marché que le célèbre Kioko où se ruent tous les fans de gastronomie nippone.
Elle m’a fait découvrir des produits que je connaissais mais que je n’avais jamais goûté, comme les petites poches de tofu frit pour réaliser des inarizushi, le sel au thé vert ou les petits champignons enoki que j’ai ensuite dégustés enroulés dans des feuilles d’algues salées.
On a aussi fait un petit crochet par l’Epicerie anglaise, qui est toute rikiki (10m carré à tout casser) mais qui regorge de spécialités 100% british. Pour moi ce fut 100% exotique, entre le Nesquick à la fraise et la soupe d’huître en boîte, mon cœur a balancé ! J’ai finalement opté pour de grands classiques, comme la moutarde Coleman’s en poudre et le Vegemite, cousin australien du sacro-saint Marmite. Je fais partie des rares personnes à apprécier cette curieuse pâte riche en vitamines B !
Après un ultime arrêt chez Tang dans le 13e, j’ai du rentrer en train les bras chargés de vivres, comme si j’allais m’enterrer dans un bunker pour quelques mois. J’avais eu aussi l’excellente idée de m’acheter un énorme pain de 10kg de pâte de porcelaine, histoire de bien alourdir ma valise ! Heureusement que Mister T. m’attendait à la gare pour m’aider à porter mes tonnes de victuailles ! Mon moment préféré, ce fut lorsque j’ai déballé mes sacs dans la cuisine, qui fut envahie en quelques minutes par des paquets de soba, d’algues, de shiso, de sel à l’ail, de golden syrup... qui ont facilement trouvé leur place dans mes placards.










