01 octobre 2009
Sortie de QOOQ
"Je QOOQ donc je suis"
Tel est le slogan du nouveau joujou qui va faire un carton dans votre cuisine!
QOOQ est un écran tactile qui va vous servir de "coach culinaire" quand l'inspiration vous manquera, face à vos casseroles vides.
Alliant technologie et design, cet objet intelligent vous guidera grâce aux centaines de recettes qu'il contient, illustrées par des photos ou même des vidéos. Les techniques sont clairement expliquées, de même que les infos sur les ingrédients ou les ustensiles. La bête va même jusqu'à faire votre liste de courses en fonction de vos menus de la semaine!
Comment ça marche? On l'installe dans la cuisine, sur sa base (c'est aussi grand qu'un cadre photo numérique). A l'achat, il contient déja 500 recettes, ensuite on peut en télécharger d'autres en s'abonnant. Ca marche en wifi, donc pas de problème de câbles qui traînent partout, et c'est "culino-proof", donc vous pourrez touchez l'écran avec les doigts mouillés. On peut choisir les recettes par ingrédient, par thème ou type de plat.
Et si je vous en parle avec autant d'enthousiasme, ce n'est pas parce que c'est moi qui le vend, non non, mais parce que j'ai participé au projet. J'ai fait partie des petites mains qui ont réalisé les recettes, hé hé, aux côtés d'autres auteurs et même de grands chefs! Oui, m'dame!
Allez faire un tour sur le site officiel: http://qooq.com/
13 septembre 2009
Cabillaud grillé aux tomates séchées
La crise... Quelle crise?
Ah la saveur d'un plat n'est jamais la même quand vous savez que vous n'avez rien payé, ou presque! Non je n'ai pas été invitée au resto ou chez des amis et je n'ai rien volé, c'est juste que j'ai fait de super bonnes affaires ce week-end!
A la poissonnerie de la grande surface où je fais mes courses le week-end, j'ai halluciné devant le prix des pavés de cabillaud. Je ne mange jamais de poisson blanc, en général je me rétracte sur un petit pavé de saumon classique et facile à cuisiner. Sauf quand je joue les aventurières et que j'ose dompter des sardines dans ma poêle...
Du coup je me rabats sur le rayon poissonnerie réfrigéré où on trouve les barquettes de poisson sous vide. Là je vois encore du cabillaud, désarêté de surcroît, qui coûte encore plus cher que celui qui dort sur les étals de glace pilée. Et au moment où j'allais baisser les bras, que vois-je? Accrochez-vous bien les amis: des barquettes de pavés de cabillaud à 0,10 euro / kilo !!! Vous avez bien
lu, du cabillaud à 10 centimes le kilo. Je le répète pour ceux qui auraient encore la bouche ouverte. Je vérifie la date de péremption, c'était emballé le jour-même et à consommer dans les 3 jours à venir. Peu importe, je les stocke au congélo et basta! A ce prix-là, je ne fais pas la difficile!
Quand même rongée par le doute, j'hésite à demander au poissonnier s'il n'avait pas fait d'erreur dans l'étiquetage. Mais si ça avait été le cas, adieu veaux, vaches, cochons, cabillauds... Alors j'ai raflé toutes les barquettes qui étaient à moins de 5 centimes, et je me suis enfuie avec mon caddie comme une voleuse. Mister T a halluciné lui aussi, non pas à cause du prix, mais à cause de la pile de barquettes que j'avais entassés comme un butin. Ne te pose pas de question, je vais le manger, ce poisson... (oui faut dire que j'avais pris 7 barquettes! et ça m'a coûte 17 centimes!)
Cabillaud grillé aux tomates séchées
(pour moi toute seule, car Mister T ne mange pas de poisson)
-1 joli pavé de cabillaud
-4 pétales de tomates séchées
-1 càs de câpres égouttés
-1/2 citron
-2 càs d'huile d'olive
-sel, poivre
Enduisez le poisson d'un peu d'huile d'olive. Faites-le griller doucement dans une poêle anti-adhésive ou un gril bien chaud. Faites dorer des deux côtés, en le retournant délicatement avec une spatule large. Quand la chair commence à s'effilocher toute seule, c'est qu'il est bien cuit.
Préparer une petite sauce vierge avec l'huile d'olive et le jus de citron. Ajoutez les tomates séchées en petits dés et les câpres. Assaisonnez de sel et poivre. Versez sur le poisson chaud et dégustez!
Pour continuer dans les plaisirs gratuits, on a eu droit à un concert gratuit de Emir Kusturica et du No Smoking Orchestra. Ca s'est déroulé lors de la fête de Caen ce week-end, qui a lieu chaque année à la mi-septembre. C'était vraiment sympa, folklorique et déjanté!

Emir, c'est le type à gauche avec la guitare!
et le ticket de caisse que je vous ai gardé :)
27 août 2009
Pologne, fin du périple
Première partie: KRAKOW (Cracovie)
Après avoir franchi la frontière slovaque, nous voici en Pologne, en direction de Cracovie. Nous avons d'abord traversé quelques villages campagnards, puis nous nous sommes arrêtés quelques heures à Oswiecim, autrement dit Auschwitz. Ce n'était pas par curiosité malsaine qu'on a décidé de visiter le camp de Birkenau

La seule et unique photo, prise depuis le bus, pour une simple question d'éthique personnelle.
(le camp de concentration le plus connu d'Auschwitz), mais on a estimé que c'était un devoir de mémoire. Ce fut un moment très difficile, personnellement je n'ai pas supporté les premières minutes passées, les larmes ont jailli toutes seules. Il n'y a pas de mot assez fort pour décrire ce que j'ai ressenti à cet instant, j'avais juste l'impression d'être une fourmi au milieu de ce site immense. Rien que pour faire le tour à pieds, il nous a fallu deux heures. Jamais de ma vie je n'aurais cru pouvoir me retrouver dans ce lieu que je n'avais vu qu'en images dans mes livres d'histoire jusque-là, fouler le sol de cet enfer où ont souffert des millions de personnes. Ca me donne encore des frissons, rien que d'y penser, mais je ne regrette pas du tout d'y être allée.
Bon allez on va parler d'autres choses, sinon tous mes lecteurs vont se taper la déprime! C'est un blog de cuisine après tout!

Rondo Jana Pawla II = Rond-point Jean-Paul II

Vente de fromages et de peaux de mouton au bord de la route

Le "bigos", spécialité polonaise à base de choucroute tomatée et de porc

Le bungalow où nous avons passé la nuit, en banlieue de Cracovie.

Ne le cherchez pas sur la photo, Charles Ingalls était en vacances.

Si vous avez toujours des doutes sur l'origine du poisson que vous avez commandé. C'est clair, non?

Le "dragon" de Cracovie, qui porte bonheur et qui crache du feu le soir.

Pas beaucoup de distraction pour ce monsieur, à part mater le derrière des passantes.

Non, je n'ai pas craqué devant les bretzels...

Une dame à qui on avait acheté des fromages fumés, croyant qu'il s'agissait de beignets! On a dû les manger ainsi, dans la rue, pour ne pas les gaspiller (on ne pouvait pas les garder car on avait encore de la route à faire après). Il y en a un qui était tellement dense qu'il devait bien faire 500g, mais on les a finis petit à petit, tout en marchant dans les rues. Un chouïa salé quand même!

Fromage nature et fromage fumé. Très bons, sauf qu'on s'est un peu forcé à les manger car on ne pouvait pas les conserver.

Un accoutrement digne du Crazy Horse , sans mauvais jeu de mots.

Le tram, aux wagons dépareillés.

La musicienne m'avait repérée et m'a tout de suite invitée à mettre des pièces dans leur panier.

Petite pensée pour le monsieur qui devait crever de chaud dans son armure.

Entrée d'une église décorée par une sculpture à l'effigie de Jean-Paul II.

A l'intérieur, où j'ai vu pour la première fois dans une église des sculptures de têtes de mort,
comme celles des drapeaux de pirates.

... comme celle-ci, à l'extérieur de l'église.

Encore Jean-Paul II , que l'on peut avoir sur une médaille grâce à ce distributeur (1,75 euro).

"Salade de Cracovie": crudités, saucisses et pain grillé.

Shashlik : brochettes de boeuf et de porc.

The Pope's cake : Feuilletage et crème au fromage blanc et vanille.

Cheese-cake. Vous aurez remarqué le même fond de coulis rouge pour les 3 desserts :)
Et après avoir bien mangé, devinez sur quoi on est tombé? Le Festival du Pierogi ! Sur une place immense se tenaient des tas de stands proposant ces petits ravioli pour quelques centimes à peine... Mais on n'avait vraiment plus faim, quel dommage! Allez, juste pour les yeux...

Pierogi sucrés, servis avec de la crème et de la confiture de myrtilles.

Un stand de gaufres où venait d'exploser une cartouche de siphon à chantilly (regardez la flaque blanche sur le mur près du distributeur d'eau). Un "boum" qui a bien fait peur à tout le monde, des personnes se sont faites asperger de chantilly (moyen, vu la chaleur qu'il faisait).

Etal de fromages fumés. Les mêmes que ceux achetés à la vieille dame auparavant, et la veille en Slovaquie. Vous voyez le gros truc conique dans le panier, c'est ça qu'on avait du se forcer à grignoter dans la rue!

Ils les font griller, puis les mangent avec de la confiture de fruits rouges. Vraiment dommage de ne plus avoir faim à des moments pareils!
Encore quelques clichés avant de quitter Cracovie (mais on reste en Pologne, je vous raconterais la suite plus tard!):

La fameuse vodka polonaise à l'herbe de bison.

Touristes visitant la ville en voiturette de golf :)

C'est fou ce qu'on peut faire avec des verres d'eau! Ce "musicien" avait vraiment du talent.

Vitrine d'une boutique de souvenirs.
Et je garde le meilleur pour la fin...
Affiche vue dans un supermarché:
"Gagnez un voyage pour la Nouvelle-Calédonie"
Ah que le monde est p'tit! Aller jusqu'en Pologne pour tomber sur une affiche comme ça, c'est génial :)
26 août 2009
La balade continue en Slovaquie ...
Après avoir quitté la très touristique capitale Tchèque, nous voilà de nouveau sur la route. Cette fois-ci nous nous attaquons à la Slovaquie, où nous avions prévu d'aller camper dans les montagnes: les Mala Fatras, puis les Tatras. Le premier jour, une longue déviation nous a empêché de prendre l'autoroute, et on avait accumulé tellement de retard qu'on avait dû abandonner l'idée du camping. On s'est alors arrêté à Zilina pour trouver un hôtel à l'arrache. Pas facile de trouver un toit pas trop cher quand on débarque le soir à l'improviste dans une petite ville inconnue...

Le petit-déj à volonté de l'hôtel. Certains estomacs ne sont pas habitués à manger du salé le matin,
heureusement le mien est à toute épreuve :)

Toujours au petit-déj, une salade mexicaine bien bien relevée.

Une rôtisserie au nom rigolo où j'ai vu un monsieur s'envoyer un poulet rôti entier à 9h du mat .
Le lendemain matin nous rejoignons la ville de Terchova, où nous avions prévu de camper la veille. Malheureusement la météo nous fait faux-bond, nous poussant à louer un bungalow. Ah le folklore de dormir à 6 dans un logement pour quatre! Mais à 8 euro/personne, on pouvait bien s'offrir ce luxe :)
Après un (très) solide repas au resto, nous voilà d'attaque pour une randonnée de 2h à travers les gorges de Dolne Diery .

Une soupe à la choucroute, que je n'ai pas pu finir à cause de son acidité.

Un bouillon de poulet aux vermicelles.
Le plat qui m'a achevée: des dumplings slovaques. Rien à voir avec les dumplings tchèques, ceux-ci ressemblent beaucoup aux spaëtzles alsaciens. Dans mon assiette: des pâtes à la crème, du fromage de brebis, de la saucisse au paprika et des petits dés de grattons frits! J'ai du exploser mon taux record de cholestérol annuel, après avoir fini seulement la moitié. Le piège, c'est que les prix des resto sont très bas (3 à 6 euro par plat), du coup on s'est lâchés comme des goinfres. Au moins on a eu assez de calories à dépenser pour la randonnée qui va suivre, sous la pluie.

On dirait pas comme ça, mais les escaliers étaient très très hauts, et les fixations pas très très stables...
La balade se poursuit jusqu'au château d'Orava, qui hélas était fermé.

Le dragon pour faire toc-toc à la porte du château

Je vous l'accorde, "Pepsi" est plus facile à prononcer.

Sur le chemin, une famille polonaise venue en touriste.
Le soir, épuisé comme jamais, on a opté pour un dîner très léger dans un resto tenu par le sosie de Léon Mercadet (private joke pour les copains). C'était d'ailleurs limite pour manger, car il était 21h et le resto allait fermer, les tchèques mangeant vers 18h.

Roulés de jambon au raifort, qui a suscité des interrogations chez les non-anglophones du groupe, pensant qu'il y avait du cheval dans le plat ("horse radish"=raifort en anglais). Autre interrogation, générale cette fois-ci: pourquoi de la chantilly sucrée sur le jambon?

Assortiment de fromages locaux, dont un fumé.
Le lendemain, on repart vers les Tatras, à la frontière avant la Pologne. Sur la route, on s'arrête pour acheter du fromage un peu curieux. Il sagit d'une sorte de long spaghetti filandreux et salé, assez ludique à manipuler.
Il paraît que c'est un fromage d'origine syrienne, que l'on retrouve aussi en Turquie.
C'est peut-être pour ça que "fromage" en tchèque se dit syr.

Ca vous rappelle pas quelque chose ?
Ensuite on a enfin piqué la tente sur un terrain de camping, avant d'aller faire les gamins sur une luge d'été.

Il fallait actionner soi-même les manettes pour freiner!

Le téléphérique qu'on a du abandonner à cause du mauvais temps.
Pour notre dernier soir en Slovaquie, on s'offre un ultime resto pour trois francs six sous.

Des pierogi [piérogui], spécialités locales que l'on retrouvera plus tard en Pologne.

Grillades de boeuf aux asperges.
Et voilà l'épisode slovaque est terminé, mais le voyage continue...
25 août 2009
L'aventure commence à Prague...
Et me voilà de retour à la case départ, après avoir dévoré plus de 4000 kilomètres, essuyé des centaines de moustiques malchanceux sur le pare-brise, escaladé les monts Tatras, m'être rassasiée de dumplings et fait rire toute l'assemblée avec mes pieds zébrés (éviter les spartiates quand on bronze, ça craint du boudin). Mais pas que !

L'immeuble où on avait loué un appartement (25 euro/nuit!)

...qui se déclinent à toutes les sauces

Comme ici pour illustrer le communisme

Vous aussi vous aviez reconnu Alizée (en bas, au centre)?

Au moins le portraitiste n'aura pas à s'embêter à dessiner les yeux
(c'est quand même la 1e fois que je vois qqn poser avec des lunettes de soleil)

Le seul mot français qu'on aura lu à Prague
Et sinon, ils mangent quoi les Tchèques ?

La charcuterie est omniprésente
Les photos ne sont pas très appétissantes, mais je vous confirme que c'était très bon!

Le fameux goulasch et ses dumplings (sorte de pudding de pain)

Du canard rôti et du chou confit à la bière

"The old bohemian feast": porc fumé, porc rôti et saucisse

Une soupe à l'ail et aux croûtons

Une soupe de lentilles servie dans du pain

Plat de porc en sauce, avec des dumplings et... de la chantilly sucrée et de la confiture de myrtilles!
(ouf, c'était pas mon assiette!)

Encore du porc, et encore des dumplings.

Je n'ai pas pu m'empêcher de photographier ce menu chinois rédigé en tchèque (pour nous ça reste du chinois... Mouahaha la vanne de l'année!). Aussi drôle que lorsqu'on est entré dans une épicerie tenue par des Indiens parlant le tchèque. Légèrement déroutant, non?

Un cheesecake mangue-passion qui m'a beaucoup inspirée :)
Et qu'est-ce qu'ils boivent?

Photo prise dans une station d'autoroute. On peut y acheter entre autres du champagne et des shots de vodka pour l'équivalent d'un euro. Mais il faut savoir qu'on pratique la tolérance zéro sur les routes tchèques...

...et en arrière-plan, de l'absinthe.
Dire que j'y suis restée que deux jours...
Ne partez pas, je vous raconterais la suite du voyage plus tard!
30 juin 2009
Blog Party !!!
Bercy transformé en miam-miam land :)
Eh oui dimanche c'était à Bercy qu'il fallait être! Ca faisait tellement longtemps que j'avais entendu parler de ce pique-nique que j'avais réservé mon week-end pour aller à la capitale! Mais oui mon bon monsieur, je viens de la province moi !

Bassin des jardins du village de Bercy
J'ai bien vu le grand étonnement dans les yeux écarquillés des autres copains bloggeurs: "Mais t'habites pas à Paris?" "Ben non, j'arrive de Caen, c'est à 2h d'ici et je suis venue juste pour le pique-nique!". C'est pas des p'tits kilomètres de rien du tout qui vont m'arrêter... Et puis faut que je profite à fond de ma carte 12-25, avant qu'elle soit périmée :) Pragmatique, vous avez dit?

La mise à mort du poisson-pain, en 3 actes
Je suis donc arrivée avec Sara, une amie calédonienne qui apprécie les bonnes choses autant que moi, et qui m'accompagnait surtout pour me donner du courage car je ne connaissais personne... Bouhouhou! Mais finalement j'ai découvert qu'un bloggeur, c'était un être humain normal avec 2 bras et 2 jambes, et une grande bouche pour dévorer tout ce qui se mange! Comme moi, quoi... Ca ne pouvait pas mieux se passer,

Une belle salade de fruits parfumée / Une salade de coeurs d'artichauts aux fleurs de bourrache
surtout avec un hôte tel que notre famous Dorian ! D'ailleurs c'était le seul visage qui m'était familier, grâce auquel j'ai pu me repérer dans le parc. Car figurez-vous qu'avec Sara on a trouvé le moyen de se paumer! J'avais le plan vaguement dessiné dans ma tête, mais bon avec la canicule l'encre a du couler dans mon cerveau et j'étais persuadée que la petite fête était prévue sur les quais au bord de la Seine...

L'excellente salade de papaye verte à la thaïe d'Anne / Une surprenante salade de fraises aux olives noires
Finalement il suffisait de suivre les rires et les bonnes odeurs de cakes, tartes et autres gourmandises salées ou sucrées ! Ah ma fameuse boussole intuitive, elle ne me perdra jamais... Surtout lorsqu'il s'agit de me guider vers miam-miam land!

Le beurre de sardine gourmand d'Anne / Une salade de mangue verte toute en fraîcheur
Je remercie vraiment Dorian d'avoir organisé cet après-midi joyeux, ainsi que toute la famille des bloggueurs avec qui j'ai pu sympathiser en partie. Ca m'a permis de respirer un autre air, de rencontrer de nouvelles têtes et d'oublier mes soucis lors de cette journée ensoleillée. Sara avait amenée sous le bras une petite bouteille de rosé bien frais pour arroser ce repas, qui s'est fini sur une coupe de champagne au moment du dessert. Moi qui ne bois jamais, avec la chaleur et les bulles, Piment Oiseau s'est transformé en "Piment Poivrot"! Les copyrights de ce jeu de mots douteux iront tout droit dans l'escarcelle de Mister T, qui l'a imaginé en 2 secondes chrono!
Encore merci à tous, dommage que je ne sois pas là pour la seconde édition de ce pique-nique le 2 Août prochain!

La tarte ricotta-abricots (que j'ai même pas pu goûter!) de Marion / Des petites boulettes de poulet à la sauce soja
Je vous laisse avec les clichés appétissants du reste du festin, auquel ont participé, entre autres : Dorian, Aurore, Marion, Philo, Elodie, Anne, Marion, Clémence, Laëtitia, Muriel, Anna, Christine, Marjolaine, Gredine, Pascale, Patrick, Adèle, Claire, Lilibox, Anne...etc. Désolée si j'en ai oublié ! Certaines recettes sont restées anonymes, mais bon, comme dirait Dorian, ce qui est bien, c'est qu'on n'a pas besoin de savoir qui l'a fait, le principal c'est de se régaler!

Des petits sablés à la confiture / Un cake martien moëllissime

Des tortillas au brocoli / Les dorayaki trop kawai d'Anne
Une mini-pissaladière bien mimi d'Aurore/ Le gâteau moelleux-croquant aux pommes-framboises-amandes de Dorian

Des croquants colorés aux cranberries et pistaches de Gredine / La salade de coeurs d'artichauts et fleurs de bourrache (vue plus haut)

Le gâteau au chocolat et flocons d'avoine de Philo
Et pour finir, voici ce que j'ai ramené dans mes petites boîtes à bento (achetées 3 euro dans un bazar chinois!):

Ma salade de salicornes (haricots de mer)

Mes brochettes à la canne à sucre (du jardin, siouplé!)

La sauce des brochettes: tellement facile que j'ai honte de vous la donner!

Ma tarte choco-noix de cajou qui n'a pas fait long feu
Mes recettes arriveront bientôt sur le blog, un peu de patience!
23 juin 2009
Vive les mariés!
Un peu de bonheur pour changer...!
Non, non, je vous arrête, ce n'est pas moi qui me suis mariée! Vous voulez que Mister T se pétrifie sur place ou quoi? Il a déja frôlé l'infactus quand il a cru que son blender à smoothie était tombé en panne, alors les grandes frayeurs, on va lui éviter ça pendant quelques années... :)
Donc si j'ai été un peu absente de la blogosphère ces derniers temps, c'était pour les préparatifs du mariage de Nico & Véro, qui est la soeur de
Mister T. Au tout début, ils m'avaient demandé de m'occuper des tables de l'apéro, mais ils ont eu raison de se raviser lorsqu'au final ils ont comptabilisé 120 personnes pour lever nos verres à leur union... Ouf, je ne me sentais pas capable d'accomplir un tel challenge à moi toute seule! Et tant mieux, car les petits fours et autres verrines proposées par le traiteur furent un délice et tout le monde s'est régalé!
Tout ce que j'ai eu à faire, c'était de customiser leur urne, grace à laquelle ils pourront convoler en voyage de noce quelque part au soleil. J'espère qu'elle fut pleine à craquer!
Toute cette petite fête s'est déroulée en Alsace où j'ai passé un séjour génial mais malheureusement trop court! Colmar est une ville
tellement belle est préservée, si vous avez la chance de vous y promener un jour, vous vous retrouverez dans l'univers des contes de Grimm, avec toutes ces belles maisons à colombages caractéristiques de l'Alsace. Non, vous ne retrouverez nulle part ailleurs ces belles habitations colorées qui font penser à d'énormes gâteaux d'anniversaire, aussi appétissantes que celle du conte d'Hansel et Gretel...Vous en repartirez aussi dodus que les personnages, si comme moi vous craquez facilement pour les spécialités locales! De toutes façons, je craque pour tout et n'importe quoi, alors vous aurez beaucoup de mal à me faire entrer dans un four!
Bon je m'égare, comme d'habitude! De quoi je parlais déja? Ah oui, du mariage, pardi!
Au départ j'ai eu beaucoup de mal à me choisir une belle robe qui m'aille parfaitement. "Euh, c'est une robe waterproof? Parce qu'avec mes bouées naturelles autour de la taille je peux aller directement plonger dans le lac autour duquel va se passer la fête!"
J'avais donc opté pour un joli pantalon en lin (oui je sais, ça se transforme en 3615 My Life)mais finalement en faisant une journée shopping avec Véro la veille du mariage, histoire de se destresser, j'ai craqué (je vous avais dit que je craquais facilement? ) pour une
belle robe très très très class. Tellement class, que lorsque je me suis promenée au bras de Mister T en route vers la Collégiale, on nous a pris pour les mariés dans la rue! Hi hi hi le rire jaune de Mister T... Je faisais un peu dans le style Jackie O, mais après un stage de danse flamenco avec tous mes accessoires en veux-tu en voilà... Manquait plus que les castagnettes! Ah oui, avant de partir, un conseil de blonde déguisée en brune: ne mettez jamais, au grand jamais, de chaussures neuves à un mariage! Heureusement que mes bonnes vieilles ballerines de 2007 étaient dans mon sac pour me sauver les derniers orteils rescapés... Malgré ça et la grosse petite averse qui a ponctué la fin de l'apéro (et le début du repas!), tout s'est super bien passé, et encore félicitations aux jeunes mariés que nous auront l'honneur d'accueillir cette semaine en Normandie! :)
Et un scoop pour les proches qui le connaissent mais qui n'ont pu être présents: Mister T a dansé!!!
11 juin 2009
Une drôle d'impression
Cet après-midi dans le tram, une petite coccinelle orange s'est posée sur mon épaule. Je l'ai délicatement invitée à se promener sur le dos de ma main, puis, avant que j'ai eu le temps de faire un voeu, elle s'est envolée. Une heure plus tard, je recevais un appel de ma soeur qui m'annonçait que ma grand-mère avait pris son envol aussi. Elle a enfin pu s'extirper de son cocon fatigué pour partir vers un endroit où elle pourra voler librement. C'est peut-être mieux ainsi.
15 mai 2009
Le marché de Nouméa...et quelques nouvelles enfin!
Ouh là là je sais, ça fait une éternité que je vous ai laissés sans nouvelles, oubliant ainsi de donner à manger à mon petit Piment oiseau! Blogueuse indigne que je suis... En tout cas merci à tous pour vos messages, que ce soit sur le blog ou sur ma boîte mail, ça m'a beaucoup touchée. Pardon de ne pas vous avoir tous répondu, je le ferais bientôt!
Par où j'commence? Attendez je chope mon magnéto et j'appuie sur "rewind"...Je vais quand même essayer de résumer car j'ai peur de vous endormir, déja que j'ai perdu la moitié de mes lecteurs en cours de route!
Donc le 27 mars ma mère m'appelle pour me dire de rentrer en Nouvelle-
Calédonie le plus vite possible car ma grand-mère, hospitalisée depuis quelque temps, était dans un état grave. C'était un vendredi soir, je m'en rappelle, car d'habitude ma mère m'appelle le dimanche et ce coup de fil me paraissait bizarre. Le lendemain je recevais par mail mon billet d'avion électronique (vive le 21e siècle!) pour décoller de Roissy deux jours après.
Environ 23h de vol plus tard (sans compter les heures de transit à Singapour et à Sydney), j'atterris sur ma petite île. Même pas le temps de poser les valises à la maison, ma mère m'emmène direct à l'hosto avant la fin des horaires de visite. En poussant la porte de la chambre je ne m'attendais pas à avoir un tel choc. Ma grand-mère, que je n'avais pas vue depuis un an, d'ordinaire si rigolote, si pétillante, était là, alitée et diminuée. Elle n'attendait plus que moi, sa dernière petite-fille exilée à 22000 km du nid familial. Bon je vous passe les détails, vous imaginez très bien le genre de dialogue qui a pu se tisser à ce moment-là, les torrents de larmes qui ont coulé, les mains qui tremblaient....
Les jours suivants, je les consacrais à elle. Trois visites par jour, matin midi et soir. Curieusement, je ne ressentais pas le décalage horaire (9h de différence c'est pas rien!) et
j'étais motivée pour les visites de 6h à 7h. Je me disais que ça servait à rien d'avoir traversé la moitié de la planète si c'était pour rester à la maison. J'en profitais un maximum pour être à ses côtés, à écouter ses histoires, ses souvenirs; mais aussi à noter ses recettes ! Oui ses fameuses recettes qu'elle faisait les yeux fermés et qu'on adorait, mais dont on ne connaissait pas le secret... Ca je vous en parlerais plus tard, je n'ai pas eu le temps de les tester:)
Une semaine après, les médecins ont décidé d'un commun accord de l'envoyer en "Evasan"( EVAcuation
SANitaire) à l'hôpital de Sydney (à 2h d'avion de Nouméa) pour une opération lourde dont ils ne se sentaient pas aptes à pratiquer. Ce type d'évacuation est très courant ici. Personne n'étant disponible pour l'accompagner, elle part avec des médecins français qui s'occuperont de toutes les formalités. Ce fut un horrible déchirement de la laisser dans sa chambre ce soir-là, la veille de ce départ, comme si elle allait partir pour toujours.
Quelques jours (oui c'est un vrai roman-fleuve!) plus tard, le 22 avril, je devais prendre l'avion à mon tour, pour rentrer en France. A la dernière minute, prise de remords et du sentiment de partir comme une voleuse, j'ai pu, grâce à l'aide de ma mère (MERCI MAMAN!), non seulement reporter ma date de départ, mais aussi prendre un aller-retour pour Sydney pour rejoindre ma grand-mère. Ce fut encore une décision prise en urgence! Quand je ne suis pas derrière mes fourneaux il m'arrive de ces trucs!
Donc le lendemain matin je débarque à Sydney avec juste mon sac à dos, comme une touriste venue faire du trekking. Heureusement que le fils de l'amie de ma mère est là pour m'accueillir, moi et mon petit dictionnaire (qu'on m'avait prêté) de poche. Hop direction l'hôpital, tiens, j'ai comme une
impression de déja vu.. Sauf qu'ici on roule à gauche et que les panneaux sont en english. Et puis il fait froid en plus! Bref, me voilà larguée au milieu de tous ces australiens qui ne savent dire que bonjour ou merci en français (à quoi tu t'attendais, nunuche?). A chaque fois que je devais parler avec quelqu'un, je tournais 7 fois ma langue mon cerveau avant chaque phrase pour m'assurer de ne pas dire de bêtise.
Ah là là quel périple pour retrouver ma Mamie, dans ce labyrinthe d'escaliers et de portes vitrées. Pile au momoent où j'entre, les médecins l'emmènent en salle d'opération! J'ai juste eu le temps de lui faire un coucou avant d'aller boire un café et de l'attendre pendant des heures. Heureusement qu'avant de partir j'avais mis l'option international sur mon téléphone, j'ai pu appeler chez moi pour
envoyer des rapports détaillés (je pleure d'avance pour ma prochaine facture!). Je passe les 3 premiers jours à aller m'occuper d'elle, à lui masser les jambes, lui brosser les cheveux, lui donner à boire... Et je m'améliore en anglais, car je me suis surprise à discuter avec le réceptionniste plus de 30 minutes, et ben j'ai tout compris de A à Z! La communication avec les infirmier(e)s s'est aussi bien passé malgré ce que je redoutais, surtout en ce qui concernait les termes médicaux. Lorsque j'ai du rencontrer le professeur qui s'est occupé de ma grand-mère, pour m'expliquer en détails ce qu'elle avait, jamais de ma vie je n'ai été aussi concentrée! Le médecin lui-même fut surpris lorsque je l'ai interrompu pour lui poser des questions; pensant que j'étais infirmière, vu les termes spécifiques qui sortaient comme par magie de ma bouche. Non non, je me suis juste renseignée, docteur :)
Quelques jours plus tard ma mère me rejoignait, suivie le lendemain par mon oncle, venu de Jakarta. A trois on pouvait se relayer pour les visites, et moi je pouvais souffler un peu et visiter un peu la ville. J'ai du prendre juste un après-midi pour aller faire une balade express jusqu'à l'Opéra et le Harbour Bridge!
A l'heure où je vous écris, je suis à Nouméa, et ma grand-mère est rentrée de Sydney il y a seulement une semaine (mais elle reste encore à l'hopital). Je devais rentrer le 12 mai, et vous savez quoi? J'ai reporté ma date de retour pour la 2e fois! Heureusement aussi que mon boulot actuel (je bosse à distance sur internet) me permet de me déplacer sans problème, je continue donc à travailler en parallèle à tout ça.
C'est trop dur pour moi de repartir! Vous ne pouvez pas comprendre, les liens qui m'attachent à ma famille se sont renforcés avec le temps et c'est devenu de plus en plus difficile de lever l'ancre maintenant. Je profite de mes derniers jours pour aller voir ma Mamie, vous l'aurez deviné, et je rentre normalement à la fin du mois pour retrouver mon Mister T qui a le mérite d'être très patient!
Merci à vous de rester fidèle au blog et de ne pas m'oublier, la culinosphère me manque ! A bientôt pour de nouvelles recettes et merci d'avoir tenu le coup jusqu'à la dernière ligne! Je vous laisse avec les photos du marché de Nouméa, avec tous ces fruits, légumes et poissons que je n'avais pas mangés depuis longtemps!

30 mars 2009
Blog en pause

Je vais devoir vous laisser car je rentre en Nouvelle-Calédonie pour 3 semaines. C'est un départ un peu précipité, mais les choses font que j'ai dû prendre cette décision en urgence et je prends l'avion ce soir. Une histoire de famille pas facile à gérer quand on habite à 22000 km l'un de l'autre.
à bientôt!

































































































