11 novembre 2009
Pieds de mouton en persillade
Petite journée de feignasses aujourd'hui.
Un jour férié en plein milieu de la semaine ça fait bizarre, comme si le dimanche s'était retrouvé à la place du mercredi. La pluie et le froid n'aidant pas, on a tout simplement vécu une journée cocooning. On devait aussi commencer à faire nos cartons car on déménage plus tôt que prévu, mais avec nos activités de marmottes (X-box pour Mister T, Desperate Housewives en streaming pour moi), on s'y est mis qu'à 17h. Mais on n'a emballé qu'un centième de nos affaires, car après tout on s'est dit qu'il y avait pas le feu, hein... On attendra 3 jours avant l'état des lieux pour devenir hystérique, pour l'instant on se la joue cool...
Pas d'affolement non plus en cuisine, juste des petits champipis sautés au wok avec un peu de persil et de l'ail. Vous aussi vous avez cru que j'allais cuisiner des vrais pattes de mouton? Je sais que novembre est le mois des abats, mais quand même :)
Pieds de mouton en persillade (pour 2 pers.)
-400g de pieds de mouton
-2 grosses gousses d'ail
-1 oignon
-1 échalote (facultatif)
-1 bouquet de persil
-sel, poivre
-1 càs d'huile d'olive
-25g de beurre
Lavez les champignons et séchez-les. Raclez le dessous des chapeaux avec une petite cuillère pour enlever les petites épines souples, puis tranchez-les en fines lamelles. Faites-les transpirer dans une poêle anti-adhésive sans matière grasse, jusqu'à ce qu'ils perdent leur eau de végétation. Réservez-les à part. Dans la même poêle (on va éviter la vaisselle hein) faites revenir l'oignon et l'échalote finement ciselée avec l'huile et le beurre. Lorsqu'ils sont bien dorés, ajoutez l'ail écrasé et les champignons. Assaisonnez de sel et poivre, puis ajoutez le persil haché au dernier moment. Remuez une dernière fois avant de servir chaud.
On les avait mangés avec du riz chaud et du parmesan fraîchement râpé au-dessus de l'assiette ^^
04 novembre 2009
Pot-os-feu
Bouillon aux quenelles de moelle
C'est en allant flâner sur le blog de Requia que j'ai eu envie d'inaugurer ma grosse cocotte en fonte rouge (achetée 24 euro chez Lidl, elle est impec !). Avec Cathy, elles ont eu la bonne idée de lancer le jeu "Sortons le pot-au-feu du placard!", ça tombe à pic avec ce temps pourri.
Du coup, moi aussi je sors du placard: Papa, Maman, j'ai un truc à vous dire... Maintenant que je suis grande et que je suis partie de la maison, et que ça fait des années que je vis avec ce lourd secret, je pense qu'il est temps que vous soyez enfin au courant... J'aime les os à moelle. Voilà, c'est dit.
Maintenant que c'est sorti, j'assume mon coming-out avec cette soupe remplie de nonosses! C'est en Alsace que j'ai découvert les quenelles de moelle, c'est assez courant et ça s'achète tout fait dans le commerce. J'adore y faire des courses, y a toujours des trucs qu'on ne trouve jamais ailleurs, comme (entre autres) ces petits trucs croustillants qu'on parsème sur la soupe et qui remplacent les croûtons. Je sais plus trop comment ça s'appelle, en tout cas les nièces de Mister T appellent ça des "boulalas" :) Et quand je sortais des cours (car j'ai habité 2 ans à Strasbourg), je me souviens qu'on allait souvent se retrouver dans des winstubs pendant les happy hours et grignoter des tartes flambées en veux-tu en voilà...
Donc voilà mon pot-au-feu (ou fleischsupp en alsacien) idéal car non seulement il ne contient que des os à moelle, mais en plus il est vraiment abordable (0,45 euro la barquette chez Carrouf) . Et surtout j'ai réussi à convertir Mister T à ma grande surprise, lui qui tourne de l'oeil à la moindre évocation de tripailles. Je lui avais préparé un truc à part, mais finalement c'est lui qui a vidé mon assiette...
Pot-os-feu : bouillon aux quenelles de moelle (pour 4 pers)
-8 os à moelle
-4 carottes
-2 poireaux
-4 branches de céleri
-4 navets
-1 oignon
-2 gousses d'ail
-1 bouquet garni
-2 clous de girofle
-1 càs bombée de gros sel
-poivre du moulin
Pour les quenelles:
-la moelle des os (environ 100g)
-1 échalote
-2 oeufs
-2 càs de semoule fine
-50g de chapelure (j'ai mixé du pain rassis)
-1 gousse d'ail
-persil, ciboulette
-sel, poivre, muscade
Coupez l'oignon en deux et faites-le griller à sec sur une poêle anti-adhésive (ça va donner de la couleur au bouillon). Déposez-le dans une marmite, avec les os et les autres légumes en gros morceaux. Ajoutez le gros sel, le poivre, les clous de girofle, le bouquet garni et l'ail écrasé. Recouvrez le tout d'eau froide et portez à ébullition. Ecumez souvent, baissez le feu et couvrez. Au bout d'une heure, récupérez la moelle et déposez-la dans un saladier (remettez la marmite sur le feu en attendant). Faites revenir l'échalote ciselée dans une càc de beurre, puis ajoutez-la dans le saladier, avec la semoule, la chapelure, l'ail écrasé, les herbes ciselées et les oeufs. Mélangez et assaisonnez de sel, poivre et muscade râpée. Filmez et laissez reposer 1h au frigo. Ensuite formez des quenelles avec 2 cuillères à soupe et faites-les pocher à peine 10 secondes dans le bouillon. Servez bien chaud, avec le bouillon et les légumes.
30 octobre 2009
Donburi au porc mariné au saké et laitue sautée
Le donburi est la version japonaise du "gifoutou", en mille fois plus élégant. A la base, c'est un bol de riz surmonté d'une garniture composée de ce que vous voulez. Vu que c'est variable à l'infini, le donburi est une alternative parfaite pour refourguer les restes du frigo ou les fonds de placard: steak haché, sardines à l'huile, oeufs, légumes divers... C'est donc le plat idéal pour les grands bouffeurs consommateurs de riz comme moi.
A tel point que je m'étais carrément acheté un rice-cooker quand j'étais à la cité U. Faut dire qu'on n'avait pas de cuisine dans le bâtiment, et même si le Resto U n'était pas cher (2,50 euro le repas, à l'époque), l'odeur du riz chaud me manquait terriblement. Mais attention, pas le riz à la Uncle Biiip qui est fadasse et qui se disperse dans l'assiette, hein... Moi je le mange bien collant, de façon à ce qu'il accroche bien la sauce, comme à la maison, quoi. Avec mes amis calédoniens on se réunissait chaque soir dans ma chambre de 9m² grâce à cette marmite fédératrice (mais aussi parce que j'avais une télé!). C'était apaisant, comme si on était autour d'un feu de bois... Enfin jusqu'à ce que le responsable de la résidence nous la confisque car on aurait pu mettre le feu avec, soi-disant. C'est que nous étions de graaaaands criminels à l'époque...
Donburi au porc mariné au saké et laitue sautée
(pour 2 pers)
-200g d'échine de porc
-2 càs de saké
-2 càs de sauce soja
-1 càs de fécule de maïs
-4 feuilles de laitue
-1 pincée de sucre
-sel, poivre
-du riz blanc cuit
-2 càs d'huile neutre
-1 càs d'huile de sésame
Coupez la viande en petits dés et déposez-les dans un bol, avec le saké, la sauce soja, l'huile de sésame, la fécule de maïs et le sucre. Laissez marinez ainsi pendant 20 minutes.
Faites sauter les feuilles de laitue grossièrement hachées dans l'huile chaude. Ajoutez la viande et assaisonnez de sel et poivre. Remuez bien pour ne pas que ça attache, puis versez un petit verre d'eau. Laissez cuire pendant 5 minutes puis servez directement sur un bol de riz chaud, avec un peu de piment en poudre (facultatif).
21 octobre 2009
Beignets de potiron au miel et au sésame
Le froid s'installe tout doucement et comme tous les ans je succombe à un virus qui se balade dans l'air et qui fait toujours une escale chez moi. Tous les symptômes sont là, je ne vous fais pas un dessin... Et à l'heure où certains rentrent du travail, moi je suis déja sous ma couette, clouée au lit par la fièvre. En plus Mister T n'est pas là en ce moment, je me soigne donc toute seule (ça va je suis grande quand même) . Et voilà-t-y pas qu'à 19h45, quelqu'un sonne, en insistant bien comme un malade (sauf que le vrai malade c'était moi dans l'histoire) . Je ne bronche pas, c'est encore quelqu'un qui du a oublier sa clé digitale et qui sonne à tous les étages pour qu'on lui ouvre la porte de l'immeuble. Finalement un voisin a laissé entrer cette personne qui est venu toquer à la porte, toujours avec insistance. Je finis par ouvrir en pyjama, les cheveux hirsutes et les yeux embués à ........suspense......... des témoins de jéhovah !
Oh my god, c'est une blague ou quoi? Ils n'ont rien d'autre à faire à cette heure-ci ? En plus ils étaient venus pour voir Mister T, vu qu'une fois il s'était arrêté gentiment dans la rue pour écouter leur discours...
-Ah non vous tombez mal, il n'est pas là en ce moment...
-Ah, on peut repasser la semaine prochaine alors?
-Non il sera encore en déplacement (c'est vrai en plus) jusqu'à vendredi prochain...
-Ah ok, alors on pourra venir le samedi d'après donc?
Rhalala mais ils vont me lâcher oui?!!
J'ai du leur raconter ma vie et dire qu'on allait bientôt déménager, bla bla bla, qu'on allait pas pouvoir être dispo bla bla bla... J'ai bien deviné dans leurs yeux de fouine qu'ils voulaient que je leur file notre prochaine adresse... même pas en rêve!!!
Ils m'ont quand même lu un extrait de la Bible, pas décontenancés pour un sou. Et pendant que dans ma tête je me demandais s'il fallait que je rentre mes plantes vertes à cause du froid, ils me demandent ce que je pensais du passage fraîchement lu. Euhhh... J'ai du tousser un bon coup pour leur faire comprendre que j'étais physiquement KO (et mentalement aussi), ce qui les a fait reculer sur le palier comme s'il venaient de voir le diable en personne. J'aurais du leur dire que j'avais la grippe A, ils m'auraient fichu la paix dès le départ! Et hop, à la trappe l'analyse de texte biblique...
Beignets de potiron au miel et au sésame
(pour 4 pers)
-500g de potiron
-220g de farine
-2 oeufs
-3 càs de miel
-75g de beurre fondu
-1 sachet de levure
-1 càc de sel
-2 càs de graines de sésame
-un peu de miel pour le dressage
-de l'huile de friture
Pelez le potiron et coupez la chair en cubes. Faites-les cuire à la vapeur pendant 20 min, puis écrasez-les grossièrement à la fourchette. Mettez cette purée dans un saladier, versez-y le beurre, le sel et le miel. Mélangez et ajoutez les oeufs puis la farine et la levure.
Faites chauffer l'huile de friture (pas trop non plus) et plongez-y délicatement des petites cuillérées de pâte. Lorsque les beignets remontent à la surface, retournez-les et laissez cuire jusqu'à ce qu'ils soient dorés de tous les côtés. Egouttez-les sur du papier absorbant.
Nappez les beignets de miel et parsemez-les de graines de sésame avant de déguster bien chauds.
20 octobre 2009
Aubergines et boeuf teriyaki
C'est une recette que j'avais faite à la fin de l'été, quand on pouvait encore manger sur le balcon sans se cailler les miches. Ah la belle époque du petit barbecue électrique qui grésillait gentiment, les grands arbres verdoyants qui nous évitaient le vis-à-vis direct avec les voisins d'en face, le débardeur et les claquettes... Ca semble si loin tout ça et pourtant c'était il y a seulement un mois. La recette est quand même faisable en ces temps de citrouilles et autres courges cornues, car j'ai vu encore dimanche dernier au marché des petites aubergines locales qui semblent ignorer le froid.
Ah si j'avais été une petite aubergine normande je n'aurais sans doute pas été aussi frileuse! D'ailleurs ce même dimanche on est allé se balader en forêt près de Bayeux pour cueillir des champignons, et j'en suis revenue avec quelques girolles et une crève ! En plus, toujours pas de nouvel appareil photo à l'horizon, et Mister T m'abandonne encore pour quelques jours, donc pas de cuisine cette semaine. J'adore cuisiner mais ce que je préfère encore plus c'est partager mon repas avec ceux que j'aime. Du coup quand je me retrouve toute seule, je fais des conserves ou des petits gâteaux, que je stocke dans les derniers interstices de mon placard, et je les oublie jusqu'à ce que Mister T revienne. Finalement ça vaut mieux que de tout bouffer comme un rat affamé! :)
Aubergines et boeuf teriyaki (pour 2 pers.)
-1 aubergine de belle taille
-300 g de rumsteak
-20 cl de mirin
-20 cl de sauce soja
-60 g de sucre (ou + selon votre goût)
Préparez la sauce teriyaki: versez la sauce soja, le mirin et le sucre dans une casserole et portez à ébullition. Remuez bien pour faire dissoudre le sucre. Baissez le feu et faites réduire 3 minutes environ puis retirez du feu. Laissez refroidir la sauce avant de la verser dans un saladier.
Coupez l'aubergine en rondelles pas trop fines et quadrillez la chair pour qu'elle s'imprègne bien de sauce. Taillez la viande en grosses lanières. Faites mariner le tout dans la sauce teriyaki et recouvrir de film. Laissez reposer au frais pendant au moins 1 h (j'avais laissé toute la matinée).
Faites cuire les aubergines sur un barbecue ou un gril bien chaud, environ 5 minutes de chaque côté. De même pour la viande, mais faites-la cuire moins longtemps pour la garder tendre et juteuse.
A déguster avec du riz blanc (ou pas!)
17 octobre 2009
Wok de poulet au potiron et aux épinards
Un peu de couleur pour cet automne
Depuis qu'on est ensemble, je pense que Mister T n'a jamais mangé autant de fruits et de légumes. Je ne suis pas végétarienne ou une addict du bio à tout prix, mais depuis que j'habite en appartement, la verdure me manque terriblement. J'ai beau avoir tout plein de plantes vertes sur le balcon, ça ne remplacera bien sûr jamais le jardin de mes parents, où il y a toujours quelque chose à cueillir par-ci par-là...
Du coup je me venge le week-end lors de mes rafles au marché, où j'en reviens toujours les bras chargés de produits frais pour la semaine. En général Mister T craque pour les étals de fruits alors que moi je suis plutôt attirée par les légumes, mon côté bec-salé ayant le dernier mot, je suppose. Dernièrement je ne pouvais pas passer à côté de toutes ces belles courges aux couleurs chaudes et aux formes rigolotes qui me faisaient de l'oeil. N'ayant plus beaucoup de place dans mes sacs, je n'ai pas pu prendre une de chaque variété (la prochaine fois je viendrais avec mon camion à benne), mais en même temps je crois que Mister T en aurait fait une overdose!
Wok de poulet au potiron et aux épinards (pour 2 pers)
-2 blancs de poulet
-1 tranche de potiron
-1 grosse poignée d'épinards frais
-1 oignon
-2 gousses d'ail
-1 càc de gingembre frais râpé
-1 càc rase de sumac
-1 càc de curry en poudre
-1 pincée de sucre
-sel, poivre
-un peu d'huile végétale neutre
Coupez le poulet en cubes et faites-le mariner pendant 10 minutes avec le sumac,le gingembre, et le curry. Pelez le potiron et détaillez-le en tranches fines. Lavez les feuilles d'épinard et égouttez-les dans une passoire.
Faites chauffer l'huile dans un wok et faites-y revenir l'oignon finement émincé. Lorsqu'il est doré, ajoutez les morceaux de poulet. Remuez bien pour saisir les morceaux uniformément. Ajoutez les morceaux de potiron et assaisonnez avec le sel, le poivre et le sucre. Versez un petit verre d'eau et baissez le feu. Couvrez et laissez mijoter 5 minutes. Ajoutez les épinards et couvrez encore 12 minutes. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire.
Servez bien chaud, avec du riz blanc par exemple. Bon appétit!
16 octobre 2009
Salade de thon blanc à la tahitienne
Encore mieux qu'une séance d'UV
Le danger quand on travaille chez soi, c'est qu'on peut vite se faire aspirer par le démon "no life". Surtout quand il pleut toute la journée et que sa moitié ne rentre pas manger à midi. C'est fou comme certaines journées peuvent paraître élastiques, à force de s'étendre s'étendre s'étendre... jusqu'à arriver à un point de tension qui nous fait péter un
câble. Non mais attendez là-haut, c'est quoi cette blague? Je suis obligée d'allumer la lumière alors qu'il est seulement 14h et que je bosse à côté de ma grande baie vitrée! Pour la température, n'en parlons pas, le radiateur est en route depuis hier et je suis enroulée comme un nem dans la couverture violette que Mister T avait "emprunté" lors de son dernier vol avec Korean Air.
Je vous raconte pas la dégaine que j'avais l'autre jour, quand j'ai du me sortir de la couette au 3e dring-dring de la factrice. On aurait dit une crevette impériale sur pattes (en pantoufles roses...et je n'invente rien), vous savez, le beignet chinois fait d'une minuscule crevette recouverte d'une tonne de pâte épaisse. C'était pareil, sauf que ma pâte à moi c'était une épaisseur de pulls informes et bien chauds. Heureusement que j'avais tout juste les doigts qui dépassaient pour signer sur le bidule électronique qui marchait qu'à moitié d'ailleurs.
Bon allez c'est pas tout, je vous envoie en express cette salade tahitienne que je fais les yeux fermés tellement j'adore, et je retourne me lover dans ma pâte à beignet.

Le poisson, avant et après 20 minutes de marinade dans le jus de citron.
Salade de thon blanc à la tahitienne (pour 4 pers.)
-400g de thon blanc extra-frais
-6 citrons
-350 ml de lait de coco
-2 carottes
-2 tomates
-1/2 concombre
-1 botte de ciboulette
-sel, poivre
Couper la chair du poisson en petits cubes et déposez-les dans un saladiers. Arrosez du jus des citrons et mélangez-bien pour qu'ils en soient bien imprégnés. Couvrez avec un torchon et laissez mariner ainsi pendant 20 minutes. Au bout de ce temps, égouttez le thon dans une passoire et rincez à l'eau froide très rapidement, pour enlever l'excès d'acidité.
Remettez le poisson dans le saladier, et versez le lait de coco. Assaisonnez de sel et poivre, puis ajoutez les crudités: concombre en rondelles, carottes râpées et tomates en dés. Parsemez la salade ciboulette ciselée et servez bien frais.
ps: on peut utiliser du saumon ou du poisson blanc pour cette recette. Si vous n'aimez pas trop le poisson cru, vous pouvez rallonger le temps de marinade à 1 à 2h, certains le laissent même toute la nuit.
Voir la version au saumon en cliquant ICI .
07 octobre 2009
Tempura de citrouille
Une recette pas si courge que ça
Y a des jours où on se sent un peu courge. Des situations où on se sent seul, même entouré de gens. Ca a commencé pendant les cours de sciences au collège, de véritables séances de torture à mes yeux. J'étais assidue, mais je n'y arrivais tout simplement pas... Moi je préférais les cours de français et d'arts plastiques! Un jour de sixième, mon prof de maths alcoolique m'a flanqué la jolie note de 1/20, "pour l'encre", qu'il disait... Sentir le regard pesant des 28 autres copains dans mon dos étaient encore pire que cette note pourrie. Mais bon, je l'avais cherché, c'était un devoir de vacances et j'avais attendu le dimanche soir à 21h pour m'y mettre.
Y avait aussi le prof de physique que je détestais au plus haut point. Non seulement parce qu'il avait une face de rat, mais aussi parce qu'il n'hésitait pas à descendre tous les gros nuls de la classe. Bien entendu j'en faisais partie. "Vous me faites penser à une poule devant une fourchette!" qu'il nous disait, quand on restait muet devant le cahier d'exercices. Plus pédagogue, tu meurs.
Et puis y a eu aujourd'hui. Non je n'étais pas à un cours de maths, juste devant les nouvelles caisses automatiques chez Carrouf. Maintenant si t'as moins de 10 articles, et ben tu te débrouilles tout seul. En pensant gagner du temps, j'en ai perdu deux fois plus. Après 10 minutes de queue, me voilà devant la bête. Et là, le syndrôme du tableau noir, ne sachant que faire de ce truc, sous le regard stressant des douze mille impatients derrière moi. Evidemment je suis tombée sur un écran qui bugg, bip bip bip, j'appelle l'hôtesse. Maydayyyy, maydayyy... Et je vous parle même pas de la carte qui est restée muette, alors bon... Les machines, merci bien, mais ça serait pas plus simple de rendre leur travail à ces dames qu'on a remplacées par des robots? Parce que cette reconfiguration, je lui mets 1/20 !
Tempura de citrouille (pour 4 pers.)
-500g de citrouille
-100g de farine (+ un bol de farine à part)
-15 cl d'eau glacée
-1 oeuf
-1 pincée de sel
-un peu de chapelure japonaise (facultatif)
-huile de friture
Epluchez et épépinez la citrouille. Coupez la chair en tranches fines. Battez l'oeuf entier dans un saladier avec le sel et l'eau glacée. Versez la farine et mélangez. S'il y a des grumeaux, c'est pas grave!
Passez les morceaux de citrouille dans le bol de farine pour que la pâte adhère à la chair. Ensuite trempez-les dans la pâte et enfin dans la chapelure. Plongez-les délicatement dans un bain d'huile de friture bien chaude, pendant environ 2 minutes (ça dépend de la température de votre friture). Une fois que les tempura sont bien dorés, retirez-les avec une écumoire et égouttez-les sur du papier absorbant.
A déguster avec de la sauce soja.
PS: la chapelure est facultative car les tempura se font seulement avec de la pâte. Ici ça donne encore plus de croustillant.
Une recette qui participe au concours A vos casseroles #22 organisé par le site Odélices, sur le thème "Complètement courge".
04 octobre 2009
Banane poingo et fruit à pain au lait de coco
L'assiette du dimanche...dans les îles
Epidémie de flemmingite aigüe chez Piment Oiseau aujourd'hui. Wouaaaarrrghh ... (baillement)
Comme ça fait du bien de ne rien faire des fois! Flâner au marché, tailler les plantes vertes sur le balcon, comater devant arte (j'ai enchaîné les 7 épisodes de Cuisines des terroirs cet aprem!)...
Vu que ça fait une semaine que je poste des recettes chaque jour, je m'octroie une petite journée "off" en puisant dans mes archives. En plus c'est même pas moi qui l'avais mitonné ce petit plat, mais mon père! Wouaah la feignasse... Depuis qu'il est à la retraite il a du temps pour ça et j'ai pu en profiter lors
de mon dernier séjour à la maison. Avant il ne cuisinait pas souvent, mais à chaque fois qu'il mettait la main à la pâte, on avait droit à des marmites fumantes qui embaumaient toute la maison. Ses plats avaient souvent un goût spécial qu'on n'arrivait jamais à reproduire. On se disait du coup avec ma mère et mes soeurs que c'était la touche "broussarde" de sa cuisine, terme qui désigne tout ce qui vient de la campagne dans le jargon calédonien. Que ce soit pour un rôti de cerf ou des roussettes mijotées au lait de coco, on avait toujours cet argument pour le pousser à chauffer les fourneaux, notre râleur de père! Je vous raconte pas la tronche qu'il faisait à chaque fois que je prenais mon assiette en photo... Il avait eu le temps de finir son assiette, que je n'avais même pas entamée la mienne, à force de faire des aller-retours jusqu'à la terrasse, pour mitrailler tranquillement.

Cette recette accompagnait du poisson au four
Il s'agit ici d'une recette plutôt destinée aux gens des îles, car les ingrédients ne sont pas très faciles à trouver en métropole. Je défie quiconque de me trouver du fruit à pain (ou "uru") et des bananes poingo quelque part en France! Bon si vraiment vous voulez vous lancer dans cette recette, remplacez ces deux ingrédients par de la patate douce, des bananes plantains ou du manioc.
Banane poingo et fruit à pain au lait de coco (pour 4 pers.)
-4 bananes poingo mûres
-2 fruits à pain
-1,5 L de lait de coco
-30cl d'eau
-1 càc de sel
Epluchez les fruits à pain et tranchez-les en gros quartiers. Epluchez les bananes poingo et les laisser entières. Déposez-les dans une grande marmite avec les quartiers de fruits à pain. Assaisonnez de sel et arrosez de lait de coco et d'eau. Portez à ébullition puis couvrez et laissez cuire à feu doux, pendant 30 minutes. Servez bien chaud, en accompagnement d'un plat pour un repas sucré-salé. C'est super bon avec du poisson grillé au four, du poulet au lait de coco ou même un rôti de porc.
29 septembre 2009
Blinis à la courgette jaune, cumin et manchego
Ou comment faire manger de la courgette
à un enfant... de 30 ans
En ce moment entre Mister T et moi, c'est pire que chez les Beckham, on ne se voit pas très souvent. Eh oui, pendant que Posh va faire du shopping à New-York, David se fait huer dans les stades européens. Bon chez nous c'est un peu moins jet-set (difficile surtout avec quelqu'un qui a peur de l'avion, et entre nous je ne parle pas de moi...), j'achète mes fringues seulement pendant les soldes, toutes mes casseroles sont cabossées et j'écris actuellement sur un ordinateur portable dont l'écran est cassé depuis plus d'un an et qui est branché sur un moniteur externe. Non, ce que je voulais dire, c'est qu'on avait la bougeotte en ce moment. Après être partie 2 mois en Nouvelle-Calédonie, on a pu se retrouver et passer de super vacances dans l'Est de l'Europe. Ensuite il m'a laissée pendant une semaine pour aller en Espagne pour le boulot. A peine
était-il revenu que je me suis octroyée 10 jours de balade entre copines à Paris, et maintenant que je suis de retour, il m'annonce qu'il s'en va plusieurs jours à Lisbonne, le mois prochain. Pile la semaine de mon anniversaire. Y a de quoi avoir les nerfs des fois, non?
Heureusement qu'il se rattrappe à chaque trip sans moi, en me ramenant des petites victuailles ma foi fort sympathiques. La dernière fois il m'avait acheté 3 sortes de pimenton à Salamanque! Bon il n'y avait pas de pimenton fumé, mais avec ma réserve de paprika fumé dans mon placard je pouvais m'en passer. J'ai eu aussi droit à une demi-meule de manchego, de l'huile d'olive locale, des tapas en conserve (piquillos, poulpe, piments marinés...) et à une belle pièce de lomo ! Ca vaut bien tous les sacs à main Louis Vuitto* et tous les escarpins Lo*boutin de la princesse Victoria, hein?
Blinis à la courgette jaune, cumin et manchego
(9 pièces)
-100g de farine
-2 oeufs
-10 cl de lait
-1 courgette jaune (une verte fera l'affaire!)
-50g de manchego râpé (ou à défaut, du gruyère ou de l'emmental)
-1 càs de graines de cumin
-sel, poivre
Versez la farine dans un saladier. Creusez un puits au milieu et y casser les oeufs. Mélangez avec un fouet et ajoutez le lait progressivement. Assaisonnez avec le sel, le poivre et le cumin. Ajoutez le fromage et la courgette râpée. Mélangez bien le tout. Faites chauffer une poêle à blini et frottez le fond avec une feuille de papier absorbant imprégnée d'huile. Versez-y la pâte par petites louchées et faites cuire vos blinis des 2 côtés. Servir chaud ou tiède, mais c'est aussi bon froid!
PS: à défaut de poêle à blinis, on peut bien sûr utiliser une poêle de taille normale et faire cuire la pâte en plusieurs petits tas.



































