30 octobre 2009
Donburi au porc mariné au saké et laitue sautée
Le donburi est la version japonaise du "gifoutou", en mille fois plus élégant. A la base, c'est un bol de riz surmonté d'une garniture composée de ce que vous voulez. Vu que c'est variable à l'infini, le donburi est une alternative parfaite pour refourguer les restes du frigo ou les fonds de placard: steak haché, sardines à l'huile, oeufs, légumes divers... C'est donc le plat idéal pour les grands bouffeurs consommateurs de riz comme moi.
A tel point que je m'étais carrément acheté un rice-cooker quand j'étais à la cité U. Faut dire qu'on n'avait pas de cuisine dans le bâtiment, et même si le Resto U n'était pas cher (2,50 euro le repas, à l'époque), l'odeur du riz chaud me manquait terriblement. Mais attention, pas le riz à la Uncle Biiip qui est fadasse et qui se disperse dans l'assiette, hein... Moi je le mange bien collant, de façon à ce qu'il accroche bien la sauce, comme à la maison, quoi. Avec mes amis calédoniens on se réunissait chaque soir dans ma chambre de 9m² grâce à cette marmite fédératrice (mais aussi parce que j'avais une télé!). C'était apaisant, comme si on était autour d'un feu de bois... Enfin jusqu'à ce que le responsable de la résidence nous la confisque car on aurait pu mettre le feu avec, soi-disant. C'est que nous étions de graaaaands criminels à l'époque...
Donburi au porc mariné au saké et laitue sautée
(pour 2 pers)
-200g d'échine de porc
-2 càs de saké
-2 càs de sauce soja
-1 càs de fécule de maïs
-4 feuilles de laitue
-1 pincée de sucre
-sel, poivre
-du riz blanc cuit
-2 càs d'huile neutre
-1 càs d'huile de sésame
Coupez la viande en petits dés et déposez-les dans un bol, avec le saké, la sauce soja, l'huile de sésame, la fécule de maïs et le sucre. Laissez marinez ainsi pendant 20 minutes.
Faites sauter les feuilles de laitue grossièrement hachées dans l'huile chaude. Ajoutez la viande et assaisonnez de sel et poivre. Remuez bien pour ne pas que ça attache, puis versez un petit verre d'eau. Laissez cuire pendant 5 minutes puis servez directement sur un bol de riz chaud, avec un peu de piment en poudre (facultatif).
12 octobre 2009
Oeufs et champignons en meurette
Ou comment bluffer avec un oeuf
Cette recette me martelait le cerveau depuis ce matin, à l'heure où normalement je me décolle les paupières devant William Leymergie. Normalement je me réveille avec la Matinale sur canal+, mais quand ça finit le choix est assez restreint, entre Alf sur Comédie (il m'a toujours fait peur avec ses yeux noirs, en plus il bouffe des chats et moi j'aime bien les chats) et une énième rediff de Chic sur Arte. Y a d'autres chaînes, je sais, mais chez William ya des chroniques sympas, ça parle de bouquins, ciné, cuisine, design, expos ou même de sites insolites (aujourd'hui c'est un site qui te dit à quel moment du film tu peux te lever au ciné pour aller aux WC car la scène est chiante et tu peux t'en passer). Et ça parle aussi d'histoire, à travers l'intervention d'une espèce d'érudit avec un noeud papillon qui semble s'être trompé de siècle mais qui est
quand même rigolo et dit des trucs intéressants.
Ce matin il a pondu toute une thèse sur le nombre 12 (rien à voir avec "le nombre 23" avec Jim Carrey, une vraie daube ce film). En effet comme il le fait remarquer, ce 12 est partout: les 12 coups de minuit, les 12 mois de l'année, les 12 apôtres, les 12 salopards, les 12 jurés dans un procès (ça je savais pas) , les 12 travaux d'Hercule, les 12 huîtres...etc... et les 12 oeufs. A voilà on en revient, au schmilblick !
Et le pourquoi du comment? Il faut remonter au temps des Babyloniens, qui avaient établi un système de comptage d'après ce nombre. Re-pourquoi? Parce qu'ils utilisaient le pouce pour compter sur les quatre autres doigts de la main, en le posant sur les phalanges. Et comme il y a 3 phalanges sur chaque doigt, ça nous fait 12 à chaque main (on ne compte pas le pouce). Vous me suivez toujours où vous vous êtes endormi? Ensuite ils ont établi un autre système sur le chiffre 60 (60 secondes, 60 minutes...) car 12x5 doigts=60 mais ça c'est une autre histoire... Ouh là, je vais bientôt finir comme Dorian à me demander pourquoi je vous raconte ça ... ^^
Oeufs et champignons en meurette (pour 2 pers.)
-2 oeufs (ou 4 pour un plat principal)
-10 champignons de Paris
-50g de lardons
-1 échalote
-40 cl de vin rouge
-12 cl de bouillon (un cube dilué)
-60g de beurre
-sel, poivre
-2 càs de vinaigre pour les oeufs pochés
Faites revenir l'échalote émincée avec les lardons dans la moitié du beurre. Ajoutez les champignons épluchés et coupés en quatre. Quand ils sont dorés, versez le bouillon et le vin rouge. Laissez réduire de 2/3 sur feu doux. Assaisonnez de sel et poivre, puis ajoutez le beurre froid en petites parcelles.
Faites pocher les oeufs un par un dans une casserole d'eau frémissante vinaigrée. Cassez chaque oeuf dans une petite tasse et versez délicatement dans l'eau puis laissez cuire 3 à 4 minutes. Egouttez et plongez directement dans un saladier d'eau froide pour stopper la cuisson, puis déposez-les sur du papier absorbant.
Servez les oeufs pochés généreusement nappés de sauce au vin et de la garniture.
30 septembre 2009
Filet mignon de porc au miel et à la moutarde
Des petites graines qui ont du caractère
En attendant de pouvoir faire ma moutarde moi-même (j'ai tous les ingrédients sauf la motivation), j'adore goûter à toutes sortes de condiments parfumés. Dernièrement j'ai ramené de Slovaquie de la "mustarda" locale, au goût sucré et fruité, et du raifort aux cranberries trouvé en Pologne. Mon dernier coup de coeur: une moutarde aux pruneaux et à l'armagnac dénichée en grande surface. Malgré tout, ma préféré reste quand même la moutarde forte de Dijon, qui a su faire ses preuves dans le monde entier. J'aime bien son côté piquant qui vous chatouille le nez, voire vous débouche le sinus dès la première bouchée! Comme avec le wasabi, je me dis toujours que c'est la dernière fois que je me fais avoir avec ce truc qui me fait pleurer, mais c'est plus fort que moi, je replonge toujours ma fourchette dans le pot. Maso, moi? Peut-être...
Filet mignon de porc au miel et à la moutarde
(pour 4 pers)
-1 filet mignon de porc
-6 càs de miel liquide
-3 càs de moutarde à l'ancienne
-2 càs d'huile d'olive
-1 càs de vinaigre de cidre
-2 càs d'eau chaude
-sel, poivre
-2 échalotes
-un peu d'huile neutre (tournesol, arachide...)
Préparez la sauce dans un bol, en mélangeant le miel, la moutarde, l'huile d'olive, le vinaigre et l'eau chaude. Salez et poivrez la viande. Dans une cocotte, faites chauffer un peu d'huile. Faites-y dorer le filet mignon sur toutes les faces, jusqu'à ce qu'il prenne une belle couleur. Réservez-le sur une assiette. Faites revenir les échalotes émincées très finement dans la cocotte, puis déglacez avec un petit verre d'eau (ou du vin blanc si vous voulez), en grattant bien les sucs de cuisson. Remettez la viande dans la cocotte, versez-y la sauce au miel et couvrez. Laissez mijoter sur feu doux pendant 20 à 30 minutes. Servez la viande coupée en médaillons nappés de sauce.
26 septembre 2009
Fricassée d'écrevisses à la saucisse fumée

La terre et la mer dans une assiette
Oyez oyez braves lecteurs, Piment Oiseau est de retour dans son nid! Après quelques jours à sillonner la capitale, me revoilà sur la blogosphère, les ailes chargées de victuailles...
Dans l'imaginaire culinaire, Paris rime souvent avec baguette et croissant, mais pour moi c'est aussi un bon moyen de renouveler mes stocks de mirin, de paprika fumé et autres épices issues de je n'sais où! J'ai d'ailleurs enfin pu visiter le Passage Brady, le quartier indien où j'y ai découvert des petites choses inconnues à mon bataillon, comme la mélasse de grenade ou la poudre de mangue séchée. Je ne sais pas encore comment les utiliser mais vous serez les premiers informés quand l'inspiration me viendra!
A part ça j'ai passé un super séjour entre nanas, dont deux copines calédoniennes et d'autres amies que je n'avais pas revues depuis les bancs des Beaux-Arts. Et y en a eu, des années de bla bla à rattrapper!
Le seul hic? Mon appareil photo m'a soudainement lâchée alors que je zoomais sur des fruits au marché de Bastille dimanche dernier. Donc, en attendant de pouvoir m'acheter le réflex numérique de mes rêves, je meuble le blog avec de vieilles recettes...
Alors aujourd'hui au menu il y a des écrevisses que j'avais achetées il y a quelques mois à une foire, en Nouvelle-Calédonie, la "Fête du cerf, de la crevette et de l'écrevisse". Au moins c'est explicite!
Fricassée d'écrevisses à la saucisse fumée (pour 4 pers.)
-24 écrevisses fraîches (ou surgelées)
-1 saucisse fumée (ou du lard fumé)
-1 oignon
-2 carottes
-2 gousses d'ail
-1 càs de concentré de tomate
-240g de tomates pelées
-1 verre de vin blanc
-20 cl d'eau bouillante
-1 càc de sucre
-1 càc de thym
-1 càc de paprika fumé
-sel, poivre
-Huile d'olive
Faites revenir dans un peu d'huile d'olive l'oignon émincé et l'ail haché. Ajoutez les carottes taillées en petits dés et les écrevisses, et remuez jusqu'à ce qu'elles soient bien rouges. Mettez la saucisse coupée en rondelles, assaisonnez de sel, poivre, sucre, paprika et thym. Ajoutez le concentré de tomate, remuez et déglacez avec le vin blanc. Grattez bien au fond de la marmite pour décoller les sucs de cuisson, puis versez les tomates pelées et l'eau. Couvrez et laissez mijoter 10 à 15 minutes sur feu doux. A déguster avec les doigts!
21 mars 2009
Banane farcie à la wallisienne

Une recette des îles...que je découvre en même temps que vous!
Eh oui c'est pas parce qu'on vient du Pacifique que l'on connaît forcément ce qui se mijote dans les îles voisines. C'est que l'Océanie, c'est énorme! Déja, le Pacifique, c'est le plus grand océan de la planète. Et je vous le confirme, je l'ai survolé en reliant Los Angeles à Auckland : c'est l'un des vols directs les plus longs que j'ai pu effectuer! Dans l'avion, on mange, on regarde un film, on s'endort quelques heures...et quand on se réveille, on est toujours au-dessus de l'océan! Encore une sieste, un deuxième film, un troisième, un coup d'oeil au hublot et encore cette mer immense, scintillante comme une espèce de couverture de diamants dansant sous le soleil. C'est à la fois magnifique et flippant, de savoir qu'on est assis dans un avion depuis des heures au-dessus de l'eau! Enfin bref, je m'égare...
Cette recette est en partie destinée à une certaine Valérie qui m'a contactée via le blog et m'a demandé si je connaissais la cuisine typique de Wallis et Futuna. Franchement j'avoue qu'elle m'a posé une colle, car bien qu'ayant des amis wallisiens, je ne me suis jamais vraiment intéressée à leur popote. La première chose qui me vient en tête, c'est le cochon de lait rôti dans le four wallisien. Ca va sans dire que je n'allais pas investir le jardin botanique pour creuser un trou et y cuire un porcelet.
Donc je me suis renseignée par-ci par-là, et je suis tombée sur cette recette de banane farcie dont je n'ai jamais entendu parler jusqu'ici. Et bien je suis ravie d'avoir trouvé cette pépite! J'ai utilisé ici des bananes plantains encore vertes, dont la chair est très agréable à râper. Une banane suffit pour 2 personnes, car lorsqu'on farcit les demi-coques, on reconstitue un fruit entier. Mais si vous avez un appétit de wallisien, prévoyez-en 2 ou 3 par personne :)
Banane farcie à la wallisienne
(pour 2 pers)
-1 banane plantain verte
-100g de porc haché (ou boeuf)
-1 oeuf
-3 càs de lait de coco
-qq brins de ciboulette
-sel, poivre
-feuilles de bananier (facultatif)
Coupez la banane en 2 dans la longueur. Enlevez la chair avec une petite cuillère en faisant attention à ne pas abîmer la peau. Râpez la chair dans un saladier. Ajouter l'oeuf entier, la viande hachée, la ciboulette ciselée et le lait de coco. Assaisonnez de sel et poivre, puis mélangez. Remplissez les 1/2 coques avec cette farce et enveloppez les dans des feuilles de bananier (préalablement assouplies en les passant au-dessus d'une flamme) ou du papier sulfurisé. Fermez ces extrémités avec des cure-dents. Faites cuire à la vapeur pendant 45 minutes.
A déguster en rondelles, à l'aide des petits cure-dents qui ont servi à fermer les paquets.

19 mars 2009
Potimarron farci

Pour le dernier jour de l'hiver!
En farfouillant dans mes archives, je suis tombée sur les photos d'une recette que j'avais réalisée... l'automne dernier! Mais elle est toujours d'actualité, puisqu'on est encore en hiver, pour quelques minutes... Et puis au marché je vois encore des potimarrons sur certains étals, alors vous n'aurez aucune excuse pour ne pas la faire! Enfin sauf si vous êtes au régime... Parce qu'il y a des lardons et de la bonne crème là-d'dans, ma bonne dame! Non non, ne me parlez pas du bikini dans lequel je ne rentrerais pas de toutes façons. On a le temps de voir l'été arriver... (Et pis d'abord, les bikinis je ne les réserve qu'aux plages de Nouméa, où l'eau est à 28°C, sinon pas moyen!)
Cette recette est issue de ma cuisine nostalgique, car à la maison on la faisait avec des "squash". C'est une variété de petite citrouille à peau verte, pas plus grosse qu'un melon. La production de cette courge est
tellement importante en Nouvelle-Calédonie qu'on en exporte au Japon, où les nippons en sont très friands. Je crois qu'ils la consomment en soupe, en tempura et en ragoût.
Chez nous on la cuisine à la mode "feignasse": on découpe un chapeau, on enlève les pépins, puis on la fourre avec ce qu'on a dans le frigo. Puis on l'habille de papier alu et hop, on l'oublie au four pendant un bon moment. Le potimarron s'apprête très bien à cette recette car la chair se tient bien à la cuisson, et le goût de la chair, qui rappelle la châtaigne, se marie bien avec celui de la crème et des lardons fumés! Allez, on prend un kilo et on va faire du vélo pour le faire fondre! Si seulement c'était aussi simple que ça...
Potimarron farci
(pour 2 pers)
-2 petits potimarrons
-50g de lardons fumés
-1 briquette de crème liquide
-sel, poivre
Préchauffez le four à 180°C.
Coupez la tige du potimarron et découpez-lui un chapeau. Otez les pépins avec une cuillère et déposez au fond une poignée de lardons. Remplissez de crème et assaisonnez de sel et poivre. Remettez le chapeau, enveloppez le tout dans une feuille d'alu, et enfourner pour environ 45 min-1h.
A déguster à la cuillère!
16 mars 2009
Okonomiyaki : galette de chou au porc

Parce qu'il y a autre chose que les sushi au Japon!
Je me rends compte que plus le temps passe et moins je regarde la télé. Pourtant au tout début de mes études, c'était la seule compagnie qui me réchauffait le coeur le soir dans ma chambre de 9m2. C'est grâce à ces programmes divers et variés (et souvent abrutissants) que j'ai réussi à tenir le coup les jours de déprime ou d'école buissonnière :)
Aujourd'hui l'essentiel de ce que je regarde se passe sur les chaînes de voyage et de cuisine. Cette petite boîte, elle me sert à présent à m'évader et à inspirer ma gourmandise. Comme chaque lundi je m'attable vers midi pour suivre l'émission de Kaori Endo, une jeune et sympathique chef japonaise. Elle vient nous initier à la cuisine nippone du quotidien, malheureusement moins connue en Occident que les sushi et autres sashimi. Hélas aujourd'hui elle n'était pas au RDV, remplacée par Bill Granger, l'australien au sourire ultra-brite! Dommage que le cycle de cuisine japonaise soit fini, j'aurais bien repris un bout de tonkatsu, moi...
Voici donc une recette typique du pays du soleil levant qui n'est pas forcément connue de tous, l'okonomiyaki. Je vous en avais déja proposé une variante ICI. Là il s'agit de la version classique, à base de chou et de porc. Kaori ajoute dans la pâte un morceau d'igname crue qu'elle réduit en bouillie grâce à une drôle de râpe japonaise: ça ressemble à une coupelle dont le fond est pourvu de pics, sur lesquels elle frotte la racine. Evidemment je ne possède pas cet objet, mais en revanche j'ai un gratte-ail que j'ai ramené de mes vacances en Provence. Je l'ai utilisé avec une pomme de terre (car pas d'igname chez moi) et ça marche, car l'essentiel se trouve dans l'amidon qui rend la pâte plus moelleuse. Cette étape est facultative, rassurez-vous, votre galette sera quand même très bonne sans cela!
Okonomiyaki (pour 4 pers., soit 2 galettes)
-200g de chou blanc émincé
-6 tranches fines de poitrine fumée
-100g de farine
-1 càc de levure chimique
-10 cl de dashi
-2 oeufs
-1 petite pomme de terre
-1 pincée de sel
-6 càs d'huile végétale neutre
-sauce "Okonomi" et mayo
Battre les oeufs, le dashi et le sel dans un saladier. Ajoutez la farine et la levure, puis mélangez au fouet. Epluchez et râpez finement la pomme de terre, incorporez-la à la pâte avec le chou, puis mélangez jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Faites chauffer 3 càs d'huile dans une poêle anti-adhésive, puis versez-y la moitié de la préparation. Aplatissez avec une spatule pour former la galette. Recouvrez le dessus de 3 tranches de poitrine fumée, baissez le feu et laissez cuire 5 min, jusqu'à ce que le fond soit bien doré. Faites glisser la galette sur une grande assiette plate, puis retournez-la en faisant pivoter la poêle. Mettez des gants de cuisine pour ne pas vous brûler!
Laissez cuire à feu doux entre 5 et 10 min avant de servir, côté viande au-dessus. Nappez de sauce "Okonomi" et de mayo, et saupoudrez de flocons de bonite séchée si vous en avez (j'y ai mis un mélange piment-sésame). Procédez de la même façon avec le reste de la pâte pour la 2e galette. Bon appétit!
11 mars 2009
Moules à la tomate et au lard croustillant

Le "surf and turf" du pauvre!
Le "surf and turf" est un plat populaire en Australie (et dans d'autres pays anglo-saxons) qui consiste à réunir dans une assiette un gros steak et une queue de langouste (ou homard). Because "surf" fait référence à un fruit de mer et "turf" (qui veut dire gazon) renvoie à un animal terrien. C'est moins poétique que l'expression "Terre et Mer", mais ça veut dire la même chose!
A Nouméa les moules sont importées de Nouvelle-Zélande, et elles sont gigantesques par rapport à ce qu'on peut trouver ici. Cliquez ICI si vous ne me croyez pas.
Quelle ne fut pas ma déception quand j'en ai mangé pour la première fois...C'était à Nancy (très connu pour ses fruits de mers hum hum...), lors de mon 1er anniversaire entre amis calédoniens. Et quand j'ai vu mon plat arriver, j'ai cru à une blague, mais en fait, ça n'en était pas une. On s'est rattrappé par la suite dans un bar à tapas!
Je profite de cette recette pour utiliser ma petite cassolette en céramique dénichée chez Emmaüs pour 20 centimes! Elle est un peu kitschouille, mais j'aime bien :)
Moules à la tomate et au lard croustillant
(pour 2 pers)
-1 L de moules
-1 gros oignon
-2 gousses d'ail
-400g de tomates concassées en conserve
-1/2 botte de persil plat
-6 fines tranches de lard fumé
-1 verre de vin blanc
-2 càs d'huile d'olive
-sel, poivre
-1 càc de sucre
Lavez les moules et ébarbez-les. Faites dorer l'oignon haché et l'ail écrasé dans une sauteuse, avec l'huile d'olive. Ajoutez les moules et remuez vivement. Faites-les ouvrir sur feu vif à couvert. Au bout de 5 minutes, assaisonnez de sel, poivre et sucre, puis mouillez avec le vin blanc. Versez les tomates concassées et couvrez. Pendant ce temps, faites dorer les tranches de lard dans une poêle anti-adhésive, à sec. Lorsqu'ils sont croustillants, coupez les en petits bâtonnets et parsemez-les sur les moules, ainsi que le persil ciselé. Bon appétit!

26 février 2009
Saltimbocca au poulet

Ca veut dire "saute en bouche" en italien :)
Ce n'est pas souvent que je cuisine italien chez moi. C'est vrai que je fais souvent des pâtes en sauces, mais de là à créer une catégorie "Italie" exprès...
Normalement les saltimbocca se font avec du veau, mais faute de grives on mange du poulet! Pour obtenir des filets très fins je place mon blanc de poulet au freezer pour rigidifier la chair, c'est plus facile ensuite à trancher, un peu comme pour le carpaccio.
En ce qui concerne les feuilles de sauge, elles proviennent du château de Guillaume le Conquérant à Caen, juste en face de chez moi! Hi hi hi! Avec Sara ce week-end on s'est baladé dans les jardins au sein du château, et à la vue des plantes aromatiques, on n'a pas pu nous empêcher d'en chaparder quelques feuilles! Rhôôô c'est pas bien ça! Je sais, je sais! Mais ça serait dommage de cultiver ces plantes sans profiter de leurs vertus culinaires! On a pris aussi des branches de romarin, au cas où... Je vous dis pas les fou-rires qu'on a eus dans le jardin, à faire le guet et embaumer le sac à main avec nos bouquets garnis!
Saltimbocca au poulet (pour 2 pers.)
-1 filet de poulet sans la peau
-2 grandes tranches de jambon cru
-8 feuilles de sauge fraîche
-2 càs de farine
-25 g de beurre
-1 càs d'huile d'olive
-1/2 verre de vin blanc
-sel, poivre
-1 pincée de sucre(facultatif, mais j'aime pas quand c'est trop acide)
Placez le poulet au freezer pendant environ 15 minutes. Tranchez-le finement en 8 escalopes, dans la longueur. Assaisonnez de sel et poivre.
Divisez chaque tranche de jambon cru en 4 parties égales.
Recouvrez chaque escalope de poulet d'une tranche de jambon et d'une feuille de sauge. Fixez le tout avec un pic en bois. Passez les saltimbocca dans de la farine, puis faites-les dorer rapidement dans une poêle contenant le beurre et l'huile d'olive (l'huile empêche le beurre de noircir), côté poulet en premier. Déglacez les sucs de cuisson avec le vin blanc, ajoutez la pincée de sucre et laissez réduire la sauce. Servez les saltimbocca bien chauds nappés de sauce, avec une belle portion de pasta, of course!

24 janvier 2009
Brochettes de coeur de boeuf au chorizo

Ben pourquoi vous partez? Revenez! Ca vous fait si peur que ça, les abats? Détendez-vous... Je sais, c'est "psychologique", mais quand vous mangez un steak ou une cuisse de poulet, il s'agit d'os et de muscles, c'est pas plus glamour! Bon je ne suis pas là pour prêcher mon amour pour les tripailles, mais juste pour dépoussiérer un peu ces vieux préjugés que 90% d'entre vous ont sur les abats. Je sais ce que c'est, je vis avec un phobique de la tripe! Au supermarché dès que je dépose dans le caddie une barquette de foies de volaille ou autres rognons, c'est limite s'il ne tourne pas de l'oeil! Et oui mon gars, t'aurais pu tomber sur une nana dopée au tofu et au jus de pamplemousse (pouah), hélas, ce n'est pas du tout mon cas! A un moment j'ai quand même tenté un régime végétarien pendant un mois, mais chassez le naturel... il revient à cent à l'heure!
Avec un papa chasseur, pas moyen de fuir le carnivorisme à la maison! Je ne compte même plus les fois où j'ai dû déplumer des poules, des canards, vider et écailler des poissons; même qu'une fois j'ai préparé un pâté de tête de cochon... Est-ce que ça fait de moi une folle sanguinaire? Meuh non, regardez-moi, sur la petite photo à droite: il manque juste la petite auréole au-dessus de la tête :)
Vous verrez, une fois que c'est bien préparé, vous m'en direz des nouvelles...Allez, bande de petits frileux, c'est pas du courage que je vous demande, mais juste un peu de curiosité!
Brochettes de coeur de boeuf au chorizo
(pour 1 pers, j'ai trouvé personne pour partager!)
-1 tranche de coeur de boeuf
-1 chorizo
-1 gousse d'ail
-2 càs d'huile d'olive
-sel, poivre
Détaillez le coeur en grandes lanières régulières (environ 3cm de large). Faites-les mariner dans une assiette contenant l'huile d'olive, l'ail écrasé, le sel et le poivre. Vous pouvez y ajouter des herbes de provence, ça n'en sera que meilleur. Tranchez le chorizo dans le sens de la longueur, en bandes fines (autant de bandes que de lanières.) Superposez les lanières de coeur et les bandes de chorizo, puis embrochez-les en accordéon sur des piques. Faites griller les brochettes à la poêle, au four, ou comme moi, sur un barbecue électrique, pendant environ 10 minutes, en veillant bien à les tourner en cours de cuisson. Avec des petites pommes de terre à la vapeur ou sautées avec l'huile de la marinade, c'est fameux!






