Piment oiseau

Parce que j'aime tout ce qui est relevé et que j'ai un appétit d'oiseau. Mais saviez-vous qu'un oiseau peut manger jusqu'à 2 fois son poids? Ben c'est mon cas.

15 novembre 2009

Chez Patoch

marmite

Il fallait absolument que je vous parle de ce petit restaurant de Caen, que j'ai découvert hier soir. Enfin "découvert" oui et non, car on habite à 1 minute à pieds de cet établissement, du coup l'enseigne est devenue une figure familière de notre paysage. Sauf qu'on n' y avait encore jamais mis les pieds!!! Et maintenant qu'on va bientôt déménager, ça me donne presqu'envie de pleurer de devoir m'éloigner de chez Patoch ... le comble, hein ?

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Hypocras servie dans des cornes

Bon OK, ça sonne moins classe que "l'Arpège" ou le "Crillon", mais on va pas commencer à juger un resto par rapport à son nom, hein? En fait, moi, ce qui me faisait peur, c'était de voir sur les vitrines des affiches pour des soirées thématiques un peu douteuses, genre "soirée pyjama" ou "nuit Cage aux folles"...
Et puis dernièrement ils ont agrandi leur salle en rachetant la vieille boutique de matériel hi-fi qui pourrissait sur pieds juste à côté. C'est là que je me suis dit que waw, ça marchait bien cette affaire, pour qu'ils virent les voisins!

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Oeuf cocotte au foie gras

Alors voilà on y est allé, Mister T et moi, avec pour prétexte mon anniversaire pour lequel il était absent, il y a quelques semaines. L'intérieur est hyper chaleureux, avec des boiseries et des ardoises partout. Au plafond, des photos des soirées un peu loufoques dont je parlais plus haut. Et au-dessus de la cuisine ouverte, un linteau en bois sculpté représentant des dragons (ou des serpents?), sur lesquels est gravée la devise du restaurant: "Ripaille et abondance". Ca annonce la couleur :)

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Poulet bergère: pommes de terre, pommes, crème et calvados.

Les serveurs (tous avec un chapeau comme le chef Patoch) sont de vrais bout-en-train, ils nous mettent tout de suite dans l'ambiance sans aucun malaise, et heureusement sans être lourds. La carte est courte et comme dirait Mister T "tant mieux, comme ça ils maîtrisent leur truc". Les plats sont très alléchants, on peut les choisir à la carte ou dans des menus à 22 euros (entrée/plat ou plat/dessert) ou à 26 euros (entrée/plat/dessert). J'ai encore l'eau à la bouche en relisant leur carte sur leur site: côte de veau aux morilles, carré de cochon au camembert, tarte tatin au caramel au beurre salé... Au cas où vous n'auriez pas compris, n'y allez pas en période de régime, sinon c'est foutu!

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Ris de veau aux cèpes et au foie gras

Nous trinquons donc avec des apéritifs maison, servis dans de grandes cornes: de l'hypocras (vin rouge aux épices) pour Mister T, et du "blanc à Nono" (vin blanc au miel et au citron) pour moi. Pour les poser, il suffisait de les insérer dans des trous dans les coins de tables. J'ai eu un coup de coeur pour l'hypocras, faudrait que j'en fasse!
Mister T opte pour un menu entrée/plat avec un "oeuf cocotte au foie gras", bien crémeux et coulant comme il faut. Et ils ne se moquent pas de nous, le foie gras est bien là, frais et en petits cubes, lovés sous la crème. Ensuite arrivent les plats, un "poulet bergère" pour lui, en gros c'est un poulet à la normande servi dans une grosse cocotte (moelleux et parfumé comme il faut), et pour moi, un plat canaille suggéré par le chef: un "ris de veau aux cèpes et au foie gras". Je ne m'étonne même plus pourquoi ça fait des années que je ne rentre plus dans du 38... Y a des choses plus importantes dans la vie, non?
Croyez-le ou pas, c'est la première fois que je mangeais des cèpes frais, et c'était juste l'extase totale. Les morceaux de ris de veau étaient assez conséquents, cachés sous les cèpes et les dés de foie gras. Même les patates sautées étaient à tomber, alors qu'en général je trouve ça bof. Heureusement que je n'ai pas pris d'entrée et de dessert, car l'assiette m'a achevée, mais je n'ai pas du tout regretté mon choix. C'était juste excellent! A recommander si vous êtes de passage à Caen! Et vive la Normandie :)

Chez Patoch
43 rue de Geole
14000 CAEN

www.saint-patoch.fr

 

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18 février 2009

Tête-à-tête à l'Archidona

bisque

Merci Saint-Machin pour ce repas en n'amoureux!

amuseboucheCette année Mister T a décidé d'être romantique et de m'emmener dans un resto chic pour la saint-Bidule, vous savez, le truc qui se célèbre le 14 février.
Je suis plutôt réfractaire aux traditions qui se transforment en rituels commerciaux, mais quand on me parle de resto, je peux faire des concessions :) Enfin là je ne parle pas de s'offrir des peluches de chatons ou de fleurs en pâtes d'amande (beurk!), mais juste d'un petit repas en amoureux où on a le temps de se regarder dans les yeux et de parler de tout et de rien.
Après avoir farfouillé en ligne tous les sites de restos de la ville, on a enfin trouvé un établissement qui nous plaisait: l'Archidona, en plein coeur de Caen. Et vous savez quoi? Le resto est juste en face de chez nous,tartare d'ailleurs on voit la façade depuis la fenêtre! Pourquoi chercher loin quand le bonheur se trouve juste sous notre nez?
On y va donc samedi midi, car étant des têtes en l'air on a pris notre décision à la dernière minute, et ça aurait été impossible de réserver pour le soir-même.
La salle est presque remplie et le décor est très agréable et reposant. Après avoir passé la commande on nous apporte les apéritifs et un amuse-bouche sous forme de petite verrine verte à aspirer avec une paille, à mi-chemin entre un smoothie et une soupe. J'aurais mis ma main à couper qu'il s'agissait d'un velouté de petits-pois et Mister T pariait pour une soupe aux poireaux. La serveuse vient confirmer notre ignorance d'amateurs car c'était en fait une crème de cerfeuil à la citronnelle... Ben mince alors, j'ai le palais totalement raplapla aujourd'hui! Pire que Louis de Funès dans l'Aile ou la Cuisse!

entr_es

En entrée je choisis la bisque de langoustines et le crostini au tartare de saumon à l'orange. Celui-ci est très frais et je distingue des petits morceaux d'oranges confites et d'olives noires. C'est très original et ça se marie parfaitement. Je trouvais en revanche que la couleur était gâchée par l'ajout de graines de pavot, sur lesquelles le cuistot n'avait pas lésiné. D'ailleurs j'ai l'impression que c'est leur marque de fabrique, il y en a presque partout, dans les verrines, sur les gressins, sur le tartare et sur mon plat principal! La bisque est très riche en saveurs, parfumée à la badiane et adoucie avec une petite chantilly salée. Mister T a opté pour un feuilleté aux champignons des bois et à l'effiloché de canard, accompagné d'une espuma de champignons. A la première cuillerée de mousse on sent immédiatement le parfum caractéristique des sous-bois, c'est surprenant et très subtil.

plats

Les plats arrivent assez tardivement, d'ailleurs je n'avais plus très faim quand la serveuse a apporté les assiettes. J'ai pris de la daurade grillée aux pignons de pins, accompagnée d'une émulsion à la réglisse et d'un écrasé de pommes de terre à l'huile d'olive. Le poisson est cuit juste comme il faut et je découvre à travers la sauce une saveur que je ne connaissais pas. J'ai apprécié cette crème à la fois douce et acidulée, mais avec Mister T on l'a trouvé trop riche, voire "saturée" en goût. Je ne saurais pas l'expliquer autrement, disons que c'était à déguster avec parcimonie et en alternance avec du pain! La purée est très lisse et vraiment bonne, rien à ajouter.
Mister T a pu déguster une ballotine de volaille farcie aux pommes et à la menthe, avec un velouté à la menthe et au poivre de Java, accompagnée d'une pomme de terre écrasée au parmesan et panée au sésame (ouh, c'était long à dire!). A la première bouchée, son visage est devenu tout rouge et j'ai cru qu'il allait mourir sous mes yeux! Le pauvre, il avait croqué dans une tige de poivre long, sans savoir ce que c'était (moi non plus d'ailleurs). Après quelques gorgées d'eau et beaucoup de pain, il a pu enfin reprendre le fil du repas. Curieuse de nature, j'ai croqué un micro-bout de ce fameux poivre et ça m'a arraché la gueule (au diable le romantisme!)! J'ai compris sa douleur! Je pense que c'était juste pour parfumer la ballotine, mais la serveuse aurait pu prévenir! Pauvres ignares que nous sommes!

dessert

Heureusement que le dessert nous a reconcilié avec notre palais et nous a permis de finir le repas en douceur. Ce moelleux au chocolat était très fondant et exactement comme je l'avais imaginé! Les photos parlent d'elles-mêmes!
Et voilà, un super repas en tête-à-tête où j'ai eu l'occasion de découvrir de nouvelles saveurs. Le seul hic fut quand même la longue attente entre les plats. A part ça l'addition fut correcte et en sortant on n'a pas pu s'empêcher de rigoler en voyant la photo de Michel Drucker sur le livre d'or :)

Le soir on s'est fait plaisir en allant voir Slumdog millionnaire, une passionnante histoire d'amour, sur fond de misère et de violence dans les bidonvilles de Mumbai. On suit les aventures clandestines d'un jeune orphelin débrouillard qui est sur le point de gagner le pactole dans un jeu télévisé. Allez tous le voir !!!

Juste un petit coup d'oeil sur le "cadeau de la saint-machin". Je me suis grattée la tête pendant un moment pour savoir quoi lui offrir sans que ce soit ni un ramasse-poussière, ni une énième chemise que je devrais au final repasser! Alors j'ai foncé chez un chocolatier et j'ai pris un énorme bouquet gourmand de chocolats en vrac (framboises, piment d'espelette, gingembre, nougatine et chocolat blanc aux noix et pistaches), histoire que ça fasse plaisir à tous les deux! Les morceaux étaient plus grands que ma main :)

framboises

choco

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01 février 2009

Un samedi qui commençait bien pourtant...

resto

resto6Pfffiou ya des jours comme ça où le sort semble s'acharner sur vous...
Ca commençait bien pourtant. Avec Mister T on devait fêter notre anniversaire (de rencontre, pas de mariage!) le mois dernier mais on était complètement anéanti par la grippe. Du coup on a reporté notre petit tête à tête mais il s'avérait que le restaurant qu'on avait choisi proposait une carte un peu trop...comment dire? Chère! Ah oui, c'est le mot! Désolée, mais en ces temps de crise, le romantisme je m'en balance un peu! Je peux vous dire qu'eux, ils se mouchent pas avec le dos de la cuillère! C'est une nouvelle expression :)
Alors on se rabat vers un resto iranien qui devait ouvrir le jour-même...Oui, sauf que ça n'ouvrait que le soir (j'ai oublié de préciser qu'il était midi, car le soir on avait prévu de se rendre à un super évènement dont je parlerais plus tard!). Et si on allait chez notre bon vieil indien devant lequel on passe tout le temps? Hop c'est parti! A l'intérieur, une seule table occupée par une petite famille...Gloups! Il faut voir le bon côté des choses, disons que c'est un privilège d'avoir le resto rien que pour nous! Au menu, pakora de légumes (beignets frits), koftas d'agneau, curry de poulet et agneau korma. Avec un naan au fromage, que demander de plus? C'est confirmé, la cuisine indienne, c'est celle qui nous séduit leresto7 mieux, Mister T et moi! Un petit dessert et un thé à la menthe plus tard, nous voici dans le traditionnel marathon des courses du samedi après-midi. Quand j'vous disais que le romantisme ça me passait au-dessus de la tête!
On fait vite, on zigzague entre les tortues qui poussent leurs caddies à 2 à l'heure et pouf, retour à la maison! Il nous reste que 2h à peine pour se reposer et se préparer. Mais où bon sang, vous demandez-vous? Pour aller voir Ayo à Deauville, pardi! Eh oui je chouchoutais mes billets de concert depuis le mois de décembre, c'est dire si j'avais hâte!
Excitée comme une puce, je saute dans la voiture et nous voilà parti en drection de Deauville. On doit traverser la campagne presque dans le noir (ils connaissent pas les lampadaires ici ou quoi?), on aperçoit furtivement des vaches (ah la Normandie...) par la porte d'une ferme éclairée, et on manque de se faire rentrer dedans par un @%#~ de 4x4 !
3/4 d'heure plus tard nous voici arrivé à destination. Enfin presque! Car figurez-vous qu'on avait noté soigneusement l'adresse de la salle de spectacle, mais sans plan de la ville, ça sert à rien, n'est-ce pas? On se gare au bord d'une marina, on fait face au choc thermique (Deauville c'est en Sibérie?), on se dirige un peu au hasard vers un casino comme des papillons vers une ampoule, puis on trouve enfin une personne du coin (qui bizarrement avait un accent marseillais) car jusque-là on n'avait croisé que des touristes. Il nous indique donc le bon chemin, à environ 5 km de là!
C'est reparti, et O MIRACLE, nous voici parvenus au bout de notre quête du Graal! Juste en face d'un grand casino clignotant comme une maison de père Noël, se dressaient les portes du Centre International de Deauville, sur lesquelles posait fièrement l'affiche géante d'Ayo. Tiens, pourquoi ils restent devant, les gens? Il faut peut-être attendre avant le début du concert? Pour en avoir le coeur net, on demande gentiment au vigile où se trouvait l'entrée de la salle. Avec un sourire d'excuse, il nous déclare tout bonnement et simplement: "Désolé, c'est annulé. Elle est malade."

...

ayoJ'ai d'abord cru à une blague, mais voyant les autres personnes s'énerver en repartant, ça ne pouvait être que vrai. Ouiiin ! J'avais envie de déchirer les billets, mais tout compte fait, il valait mieux les garder pour se les faire rembourser!Devant mon air dépité, Mister T me demande alors: "Bon ben on fait quoi? J'ai pas envie de rester dans cette ville de bourges!" "Ben on s'casse d'ici, j'ai vraiment pas envie d'aller au casino, ni d'aller me balader alors qu'il fait 4°C !"
Nous revoilà parti dans le sens inverse, en faisant semblant de parler d'autre chose, mais je ne pouvais m'empêcher de remettre le sujet sur le tapis toutes les 10 secondes. On engouffre d'une traite les sandwiches qu'on avait préparés pour le trajet, en chantant à tue-tête  et en faisait de l'air-guitar sur tout ce qui passait à la radio. On s'éclate comme on peut...
"Et si on se faisait un ciné?" "Naan, trop tard pour la 1e séance, trop tôt pour la 2e..." "J'ai encore faim..." "Bon ben foutu pour foutu, et si on allait manger des frites?"
Et voilà, on avait touché le fond, retour à la case départ avec deux grandes frites et un hamburger au bacon qui était vraiment, mais alors vraiment dégueu! Presque 10 euros pour l'équivalent d'une patate coupée et un sandwich fourré au gras, voilà bien la 2e arnaque de la soirée. Et comme on dit jamais deux sans trois, voilà-t-y pas qu'en voulant regarder un film tranquillement au lit, le lecteur DVD décide de nous claquer dans les bras pile-poil ce soir-là. On a fini par regarder les derniers épisodes des Simpsons et jouer à la console, comme des sales jeunes que nous ne sommes plus. Ah oui, comme si ce n'était pas assez, j'ai perdu une de mes boucles d'oreilles pendant la soirée! On était vraiment down on our knees !
Ce qui est bien, c'est qu'on ne pourra plus vivre pire comme soirée!

      

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17 janvier 2009

Bento, Ramen et exams...

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Retour sur une semaine mouvementée...

Et oui, une semaine d'absence et même pas de recette! Mais c'est quoi ce travail, me direz-vous? Attendez, faut que j'vous raconte...
Je me suis rendue à Paris cette semaine pour passer un concours externe, pour devenir prof d'arts plastiques. Enfin quand je veux dire "devenir", comprenez par là "fantasmer sur l'idée d'être"... Car figurez-vous qu'on n'était pas moins de 604 inscrits, pour seulement...16 postes. Eh oui, la concurrence était rude! J'arrive lundi aprem, et heureusement, car j'apprendrais le lendemain que la gare Saint-Lazare (par laquelle j'arrive) était fermée pour grève...Ouf! Donc je fais les repérages en métro, histoire de me familiariser avec le trajet jusqu'à l'espace Champerret. Mardi matin, réveil en pétard pour être à 8h pile sur les lieux de l'exam. En bas des escaliers, des centaines de paires d'yeux qui me fixent, alors que j'essaie de ne pas glisser sur les marches mouillées par les flaques de neige fondue. My God! C'est quoi tous ces gens? Ils viennent pour le casting de la Nouvelle Star ou bien?
Les portes s'ouvrent, j'entre dans une espèce de hangar gigantesque dans lequel l'A380 pourrait faire un créneau sans souci. Je suis placée au 1er rang, ce qui m'arrange car ainsi je ne vois pas la foule de concurrents dans mon dos. 8H30: Hop, c'est parti pour 4h de rédaction le matin, puis 5h d'analyse visuelle l'aprem. J'en sors épuisée comme après un marathon, puis rebelote le lendemain pour 6h de pratique plastique en 2D. Ca peint, ça découpe, ça triture du papier...A la fin j'étais soulagée de rendre mon boulot et de fuir cet endroit glacial où tout le monde jouait des coudes!

IMG_5876Pour me requinquer de ces 2 journées qui m'ont semblé durer une semaine, je me suis consolée dans mon quartier favori, celui de l'Opéra! Et oui, pas de virée à Paname sans me rendre dans ce célèbre coin japonais de la capitale. Avec Sara, qui est au moins aussi gourmande que moi (et c'est peu dire), on s'est régalé chez Sapporo Ramen où j'avais déja mangé, ainsi que chez Jujiya pour leurs fameux bentos.
Honnêtement je n'avais pas gardé un super souvenir de l'ambiance du Sapporo Ramen, mais je me rappelle du super bol de soupe que ma voisine de table avait pris, et sur lequel je louchais dangereusement. J'y retourne donc en compagnie de Sara, qui ne connaissait pas le quartier, en la prévenant du brouhaha qui risquerait de nous envahir. Que nenni! Le calme inattendu m'a fait mentir, ce qui m'a agréablement surprise. Notre mini-table digne d'un jeu de dînette est un peu serrée entre 2 couples qui finissent d'aspirer leurs sobas et de récurer leur assiette de curry. Je conseille ma copine de prendre leur excellent Katsudon et moi-même opte pour le Ramen au porc rôti. La soupe arrive fumante, le bouillon est parfumé comme je l'imaginais...par contre la commande de Sara est arrivée 10 min plus tard, alors qu'il n'y avait pas foule dans la salle (il était 15h, le resto ouvre en continu). Moi qui commençait à faire mon mea culpa, et ben je me suis ravisée encore une fois sur l'ambiance et la mauvaise organisation. La serveuse s'est platement excusée à la fin en essayant de se cacher tant bien que mal derrière la caisse. Heureusement que les plats étaient bons!

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JUJI-YA 46, rue Saint Anne 75002 Paris

Plus tard dans la semaine nous franchissons la porte du Jujiya, rue Sainte-Madeleine. C'est à la fois un snack et une épicerie, assez compacte. En fait ça fait plus penser à une cantine, car les clients font la queue le long d'une petite vitrine proposant divers petits plats. La formule la plus prisée est un bento composé d'un plat principal, de riz blanc et de 3 accompagnements (+ une carafe d'eau), tout cela pour moins de 10 euros. Le choix est très varié, allant du saumon teriyaki au trio de tempura (patate douce, poulet, légumes divers...). C'est une petite affaire familiale qui marche du tonnerre! Le seul hic, c'est le manque de place, mais la nourriture est tellement bonne qu'on peut bien leur pardonner ça...

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Tonkatsu (porc pané), riz, racines de lotus, salade de concombre et algues.

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Poulet teriyaki (sauce soja-saké), riz, vermicelles de riz, salade de concombre et brocoli aigre-doux.

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Tempura de crevettes (miam!), riz, algues, haricots verts au sésame et salade de pommes de terre crémeuse.

Pour les résultats du concours, va falloir attendre 3 mois...Grrr!

 

 

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29 octobre 2008

Dîner au Carlotta

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Petit dîner en amoureux au Carlotta hier soir, sur les quais de Caen. Malgré le nom aux consonnances italiennes, il s’agit d’une brasserie typiquement française, assez classieuse, limite prout-prout. Ouvert en 1990, l’établissement jouit d’une excellente réputation, comme en témoigne la clientèle habituée qui le fréquente. Je passe chaque dimanche devant la devanture lorsque je fais mon marché, mais jamais je n’aurais pensé y manger un jour. Ca avait l’air trop chic à mon goût, et je n’avais pas de fringues assez class pour y entrer, moi qui traîne qu’en jean et baskets la plupart du temps. Mister T. y était déjà allé pour un déjeuner d’affaire, avec des japonais coincés et encravatés (ça se dit ?), et m’avait déjà brossé un portrait assez select de l’endroit. Mais c’est pourtant là que j’avais décidé d’aller fêter mon anniversaire, ou plus précisément mes 19 étés et 7 hivers. Car en Nouvelle-Calédonie le 27 octobre tombe TOUJOURS en été, et depuis que je suis ici, ça tombe en hiver, ça va de soi...J’avais envie de me frotter à la bourge attitude pour voir ce que ça fait !



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Après avoir retrouvé au fond de mon placard une vieille robe rouge (on ne peut plus vif) décolletée aux épaules, je me dis que oui, je pourrais y aller sapée comme ça. Cette robe, j’avais flashé dessus il y a quelques années dans une boutique à Nancy, tellement flashé que je l’avais achetée en double exemplaire : une rouge et une noire...J’étais encore étudiante et j’ai dû par la suite remplacer le resto U par des paquets de pâtes à 24 centimes d’euro :) Faut savoir faire des sacrifices dans la vie ! Du coup je ne la réserve que pour les rares occasions !


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A peine avions-nous franchi la double porte vitrée que tous les yeux se braquent sur moi, qui déteste me faire remarquer ainsi. J’ai pu furtivement décrypter dans le regard des clients attablés à l’entrée le reflet d’un steak dans une robe rouge, battant à plates coutures la sole meunière blafarde qui dormait dans leur assiette. J’avais l’air si appétissante que cela ? Ou alors simplement parce que j’avais pris un coup d’vieux du jour au lendemain (ça se voit, ce genre de truc ?) ? Quoiqu’il en soit, je reste accrochée au bras de Mister T. jusqu’à ce que nous arrivions à notre table, isolée dans la zone des tables pour deux (le coin drague ?). Lumière tamisée, jazz en fond sonore, déco mélangeant le style Belle Epoque et des miroirs gigantesques designés par Starck. Tout n’a pas l’air aussi guindé que je croyais. Au contraire, l’esprit ambiant est plutôt décontracté.

Après les mises en bouche (olives au ras-el-hanout et mousse de saumon à tartiner), on commande en entrée un carpaccio de saumon à l’huile d’olive (pour moi) et une salade de champignons sauvages au foie gras pour monsieur. Le service est rapide (il était à peine 20h30), et les assiettes s’avèrent être assez copieuses ! Le saumon est extra-frais et tranché en lamelles épaisses, qui ont le mérite de donner de la matière en bouche comme j’aime. La vinaigrette est simple mais très parfumée, grâce au citron et à l’aneth, et la petite salade de mâche et de pousses de betterave se marie parfaitement avec le poisson et les copeaux de parmesan. La salade de champignons sauvages est aussi très savoureuse. Il faut dire qu’on partage toujours nos plats, sauf que là c’était à sens unique car il n’aime pas le poisson ! J’ai reconnu les girolles et les cèpes, par contre pour le reste, on est resté dubitatif (trop nul en mycologie !). Le foie gras était fondant et bien assaisonné, mais j’ai trouvé qu’il y avait trop d’huile dans la vinaigrette, d’ailleurs ça se voit sur la photo !



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Comme la maison est spécialisée dans les poissons et fruits de mer, j’opte pour la suggestion du moment qui est le dos de bar poché avec ses petits légumes et son aïoli. La cuisson du bar est parfaite, la chair se détache toute seule et fond dans le palais. La sauce hollandaise est incroyablement légère et m’a poussée malgré moi (tu parles) à saucer l’assiette avec du pain...Le seul bémol fut l’aïoli qui n’avait rien d’un aïoli. Je me demande si le serveur ne s’était pas empêtré dans ses neurones fiches, car on aurait dit une crème au curcuma, à l’arôme puissant et végétal évoquant l’écorce d’un vieil arbre. Non seulement ce n’était pas la sauce prévue, mais en plus c’était pas terrible. Mister T. avait pris un carpaccio de bœuf au vieux parmesan accompagné de frites. La viande était très persillée, il fallait donc un peu la dépiauter pour écarter les veines de gras. Quand c’est cuit, je dis pas, mais quand c’est cru, bof ! La vinaigrette était juste comme il faut mais le vieux parmesan était caoutchouteux ! Un bémol pour chaque plat.




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Pour finir en douceur, je choisis le fondant au chocolat accompagné de sa glace vanille et de son chocolat chaud de Tanzanie. Le gâteau laisse s’échapper son cœur coulant au premier coup de cuillère, comme je l’avais imaginé. Le petit shooter de chocolat chaud est une vraie petite dynamite cacaotée. Il se déguste avec parcimonie, tellement c’est épais et intense. Il envahit le palais comme une coulée de lave sur une montagne : ça dépote tout sur son passage ! Pendant ce temps Mister T. casse tranquillement la croûte caramélisée de sa crème brûlée, un de mes desserts préférés. Elle est parfumée à la fleur d’oranger, ce qui me rebute un peu. Je ne supporte pas le goût de fleurs dans les desserts, ça me fait penser à du savon, dommage. Je m’en tiens à mon assiette tout chocolat et c’est tant mieux, je finis sur une note très agréable et forte en sensation.


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En définitive, une jolie soirée dans un endroit élégant et décontracté que je n’ai pas regretté de découvrir.

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