16 novembre 2009
Donburi de luxe 2 : noix de saint-jacques et corail d'oursin
Je pense qu'on pourrait largement consacrer un blog entier aux donburi. Après les bento, la donburi-mania, yeaaah ! C'est simple, esthétique et surtout c'est trop bon ! Petit rappel pour les nouveaux, un donburi est l'équivalent du "gifoutou" nippon. En gros, on prend un bol de riz chaud, et on le garnit avec les restes du placards: légumes, thon en boîte, steak haché...etc. Et hop, on se donne un air classe avec ce petit plat pour faire genre "c'est ce que je mangeais quand j'étais étudiant en thèse de trucmuche à Sapporo". En général ça fait sensation, alors qu'en vrai on n'est jamais allé plus loin que l'horizon (ouah la rime de ouf!).
Alors moi je suis vraiment allée au Japon (voyage scolaire, yeaaaah !), par contre quand j'étais étudiante je mangeais plus des soupes déshydratées que des petits bols manga-esques. Je squattais toujours chez ma copine le soir car elle avait un micro-ondes, et ensuite on finissait de digérer dans ma chambre car j'avais une télé et un lecteur dvd (c'était tellement petit qu'on ne pouvait pas avoir une télé ET un micro-ondes!). Elle faisait des oeufs durs directement dans sa bouilloire, c'était une bonne idée mais après qu'est-ce que ça pouvait schlinguer! Et moi j'avais la manie de tout arroser de sauce soja, du coup tous mes repas avaient la même couleur.
Ah si j'avais pas eu peur de tacher mes feuilles de cours ou d'empuanter ma housse de couette à l'époque, je me serais bien vue préparer ce genre de plat. Bien sûr on avait une cuisine commune, mais dès qu'on mitonnait autre chose que des pâtes au beurre on passait pour Satan. Et il y avait toujours un mouchard pour cafter quand on oubliait de nettoyer les plaques ou si par mégarde on avait oublier de l'éteindre. Une fois j'ai fait brûler du caramel, j'ai eu trop honte d'aller récupérer ma casserole cramée qui avait rameuté tout l'étage avec les odeurs âcres. J'avais du attendre 3h du mat' pour y aller sur la pointe des pieds, mais bon, elle était foutue...
Bon allez, je vous avais promis un deuxième donburi de luxe, alors le voilà! Je l'ai réalisé avec mon 2e oursin, sur la même base que mon premier donburi. J'ai juste remplacé les oeufs de truite par des lamelles de noix de saint-jacques crues. Entre feignasserie et créativité, mon coeur balance...
Donburi de luxe 2 : noix de saint-jacques et corail d'oursin (pour 1 pers)
-1 bol de riz chaud
-1 càs de sauce soja
-1 càs d'algues séchées en paillettes (varech, wakamé...)
-3 noix de saint-jacques crues extra-fraîches
-1 oursin
-1 càc de graines de sésame noir (facultatif)
Nappez le riz chaud de sauce soja, avec un pinceau ou une cuillère. Parsemez-le de paillettes d'algues séchées. Tranchez les noix de saint-jacques en fines lamelles, dans l'épaisseur. Disposez-les en rosace sur le riz. Déposez le corail d'oursin au centre et parsemez de sésame. Itadakimasu ! ("merci pour ce repas" en japonais, car l'expression "bon appétit" n'existe pas au Japon)
13 novembre 2009
Donburi de luxe 1: oeufs de truite et corail d'oursin
Vous vous rappelez de mon obsession dont je vous parlais hier et qui m'empêchait de dormir? Eh ben voilà, ce matin j'ai craqué, IL FALLAIT que je le fasse, ce donburi de malheur. Alors je suis allée au marché pour voir s'il y avait des oursins, et heureusement (pour ma santé mentale) j'en ai trouvé. J'ai sauté au plafond quand j'ai vu le prix, du coup j'en ai acheté que deux... Et sans mauvais jeu de mot (en fait si) il faut pas avoir des oursins dans les poches pour pouvoir en acheter !
Dans la recette que j'avais vue à la télé le chef japonais avait utilisé des oeufs de saumon qu'il avait lui-même mis en saumure. Vous serez d'accord avec moi pour sauter cette étape, ça prend 6 mois et franchement je suis pas trop d'humeur pour aller à la pêche. Et pis d'abord y a que les ours qui arrivent à les attrapper, les saumons. Donc j'ai opté pour un petit pot, qui m'a coûté presqu'autant que mes deux oursins, et encore j'ai choisi des oeufs de truite, légèrement moins chers. De toutes façons j'aime pas les oeufs de saumon, c'est trop gros et trop salé pour moi. Ceux-là sont juste parfaits, enfin à mon goût.
En ce qui concerne les oursins, c'est une autre histoire. D'abord c'est le poissonnier qui les choisit pour vous, ensuite vous vous débrouillez pour les ouvrir, c'est pas son problème. Heureusement que je ne suis pas une chochotte pour tout ce qui concerne les fruits de mer, je sais vider et lever les filets d'un poisson, ouvrir des huîtres (oui monsieur!), couper des tentacules de poulpe sans tourner de l'oeil.
Mais euh pour les oursins, on fait comment? Je me suis dépatouillée comme j'ai pu, dans l'évier, pour ne pas repeindre la cuisine avec la flotte odorante contenue dans la coque. J'ai débord percé avec la pointe d'un couteau, puis j'ai découpé le pourtour avec des ciseaux de cuisine. A l'intérieur c'est un peu cra-cra, mais une fois que c'est nettoyé (comme sur la photo au-dessus), c'est plus appétissant. On enlève les langues de corail avec une petite cuillère et hop dans la bouche! Enfin d'abord dans le donburi, ensuite dans la bouche!
Donburi de luxe 1: oeufs de truite et corail d'oursin
(pour 1 pers)
-1 bol de riz chaud (idéalement du riz rond, mais je n'en avais plus)
-1 càs de sauce soja
-1 càs d'algues séchées en paillettes (varech, wakamé...)
-2 càs d'oeufs de truite
-1 oursin

Nappez le riz chaud de sauce soja, avec un pinceau (ou simplement une cuillère).

Parsemez de paillettes d'algues (ici du varech séché).

Recouvrez partiellement d'oeufs de truite.

Ouvrez les oursins et retirez le corail.
Déposez-le au milieu des oeufs et servez.

Pour faire genre, dégustez avec des baguettes. Sinon avec une cuillère, pour les nuls.
Il y aura un autre donburi de luxe à venir. Suspense...
09 octobre 2009
Nasi goreng aux crevettes
Ma recette confort
Comme toute bloggueuse culinaire qui se respecte, je craque quelque fois pour des livres de recettes. Enfin souvent. Bon OK, ma bibliothèque est exclusivement remplie de bouquins de cuisine! C'est bon, vous êtes content? Note pour plus tard: réduire la dose de prozac.
Naan, là j'exagère, y a aussi les livres qui avaient servi de références à mon mémoire de fin d'année, il y a trois ans. Mais bon vu que je bossais dans le design culinaire, je vous laisse deviner de quoi traitaient ces ouvrages... Dernièrement j'ai cédé à l'appel de la Cuisine des tribus, déniché à 8 euro chez Ah ma zone, au lieu de 38 au prix normal. On y retrouve les recettes fétiches de différentes communautés installées en France, originaires entre autres des îles Marquises, de Kabylie ou de Haïti. Je vous en reparlerais quand je pourrais m'acheter un nouvel appareil photo qui me coûtera sûrement un bras, voire les deux (mais comment va-t-elle pouvoir cuisiner?!!! suspense...) .
Et malgré tous ces beaux livres qui traînent un peu partout dans l'appart, je n'arrive jamais à suivre une recette de A à Z. Ma cuisine s'élabore à l'instinct, au gré des ingrédients que j'accumule et des souvenirs que je collecte dans un coin de ma tête.
Je me demande si j'ai pas trouvé là ma recette préférée. En tout cas une de ces variantes. Le riz sauté avec
des légumes, du poulet, des fruits de mer ou de la viande, le tout arrosé de sauce soja... Pour moi c'est un plat rassurant, celui que je me fais quand je suis toute seule et que j'ai pas envie de sortir. Celui que je mange quand j'ai pas envie de cuisiner avec mon tablier et tout le tralala. Celui qui garde mes mains au chaud et pas seulement quand j'ai froid, qui me donne l'impression de m'enrouler dans une grosse couverture et qui me protège de l'extérieur.
Surtout, celui que faisait ma grand-mère dans son vieux wok patiné, le matin à 10h, entre le petit-déjeuner de 6h et le repas de midi. C'était le "sarapan", le petit-déjeuner à l'indonésienne, souvent à base de riz frit ("nasi goreng")et d'autres petits plats épicés. Quand je rentrais à la maison pour les vacances je reprenais de l'énergie pour l'année suivante grâce à sa cuisine! On improvisait des petits trucs à grignoter devant ses feuilletons préférés et on allait donner les restes aux chats. Enfin quand il y avait des restes. Elle me disait toujours que pour trouver un mari (et le garder) il fallait savoir faire la cuisine et toujours faire le lit le matin après le réveil :) J'arrive à garder la passion pour la cuisine, par contre le lit, c'est toujours un champ de bataille...
Nasi goreng aux crevettes (pour 2 pers.)
-300g de riz cuit (environ)
-une douzaine de grosses crevettes (crues si possible)
-1 oignon
-2 gousses d'ail
-1 piment oiseau
-1 petite botte de ciboulette
-3 càs de sauce soja
-2 càs de sauce soja sucrée ("kecap manis")
-2 càc de graines de coriandre
-qq râpures de muscade
-sel, poivre
-1 càc de sucre
-un peu d'huile végétale neutre
Décortiquez les crevettes en laissant la queue. Ecrasez l'ail dans un mortier avec le piment, les graines de coriandre et le sucre. Faites chauffer le riz au micro-ondes (ça attache moins quand le riz est chaud).
Faites chauffer un peu d'huile dans un wok et faites-y revenir l'oignon finement émincé. Lorsqu'il est bien doré, ajoutez l'ail écrasé avec la coriandre et le piment. Remuez bien et ajoutez les crevettes. Remuez sur feu vif jusqu'à ce qu'elles rosissent (si elles sont crues, sinon remuez pendant 1 bonne minute) puis versez le riz cuit. Enlevez le wok du feu et mélangez bien avec une spatule. Arrosez des 2 sauces soja et assaisonnez de sel (pas trop à cause de la sauce soja), poivre et muscade râpée. Remettez le wok sur feu doux et continuez à remuer pour ne pas que ça attache. Ajoutez la ciboulette ciselée et servez bien chaud.
Toujours en compagnie de la fouine...
11 février 2009
Lempers

Encore une de mes innombrables madeleines de Proust!
Eh oui je suis encore vivante, la tempête ne m'a pas terrassée... Piment oiseau est resté bien accroché à sa branche!
Heureusement qu'on n'habite pas sur la façade atlantique, parce que sinon je crois bien que je me serais envolée! Déja que les rafales m'ont empêchée de dormir, j'imagine mal ce qu'ont du subir les voisins de l'Ouest cette nuit. Traumatisée par les images de la récente tempête qui a frappé le Sud-ouest, j'ai pris toutes mes précautions en rentrant tous les objets légers de mon balcon, de peur que ça se transforme en OBM (objet volant mortel)! Je crois que j'ai du trop regarder Twister quand j'étais ado, moi!
Enfin bref, me revoilà debout sur mes deux pattes, avec une recette nostalgique sous mon aile. Il s'agit des lempers (prononcer leumpeurrrrs en roulant les R !) que Mamie faisait quand j'étais petite. Mais curieusement, je ne l'ai jamais vu les faire! C'est toujours resté un mystère pour moi, jusqu'à ce que je lui demande la recette par téléphone, mais bon comme vous savez le secret des grands-mères réside dans l'approximatif: "Ben tu prends des feuilles de bananier, tu mets du riz gluant, un peu de abon et puis tu fais cuire à la vapeur; c'est tout!".
Et j'ai du me débrouiller avec ça, car il faut dire aussi que la facture commence à grimper très vite quand on appelle en Nouvelle-Calédonie! Ca doit bien faire 50 ct d'euro/ minute! Ca fait cher la recette!
Du coup j'ai du me creuser les méninges et aussi aller piocher du côté de chez Véro de Cuisine Métisse, qui avait publié cette recette il y a quelques temps. Une autre calédonienne d'origine indonésienne qui tient un blog génial et drôle!
Donc en gros vous l'aurez compris, il s'agit de rouleaux de riz gluant fourrés à la viande, enveloppés dans des feuilles de bananier puis cuits à la vapeur. Pour la viande, il s'agit de la recette du "abon" dont j'avais déja posté la recette ICI (clic!). Et vous pourrez naturellement remplacer les feuilles de bananier par du papier sulfurisé: j'ai déja essayé et ça marche!
Lempers (une dizaine environ)
-300g de abon
-500g de riz gluant
-10 carrés de feuilles de bananier
Faites cuire le riz gluant avec 1L d'eau.
Rincez les feuilles de bananier sous l'eau du robinet et séchez-les avec du papier absorbant. Passez-les au-dessus d'une flamme pour les assouplir. Cette opération va aussi faire sortir de la feuille une substance naturellement anti-adhésive!
Disposez une couche de riz sur la feuille, du côté mat (sur l'envers de la feuille). Déposez un peu de abon sur le riz et roulez en tenant la feuille, tout comme les maki japonais!
Rabattez les extrémités en les pliant et en les fixant avec des petits piques en bois. Faites-les cuire à la vapeur pendant environ 20-25 minutes. A déguster en les épluchant comme une banane! Miam miam, mais attention ché chaud!


Une recette de chez moi pour mon 100e post, je ne pouvais pas faire mieux, non? :)
26 janvier 2009
Onigiri à la sardine pimentée

Piment oiseau vous présente sa copine: Piment sardine!
Il y a toujours dans mon frigo ou mes placards des ingrédients fétiches, qui me rassurent par leur seule présence. Evidemment en premier il y a le riz, talonné de très près par la bouteille de soyo (sauce soja) et le pot de pâte de piment (j'en ai plusieurs sortes qui cohabitent en stock). Sans ces trois compères, je meurs! Chez mes parents, les locataires permanents des placards ont toujours été le lait en poudre, la farine à levure incorporée et ... les boîtes de sardines!Et oui, il y en a toujours une qui traîne dans un coin, peinarde, en attendant qu'on l'ouvre avec la fameuse clé , lorsque celle-ci ne possède pas d'opercule. C'est un geste assez nostalgique pour moi, cette ouverture manuelle, comme si on remontait la clé d'une poupée. On s'attendrait presqu'à voir une sardine sortir de son lit pour nous taper la discute :)
C'est mon père qui en est friand, surtout celles avec la tête de l'Empereur Titus sur la boîte! N'est-ce pas Maman? En tout cas, il a le don pour les transformer en pâte pimentée, dont on agrémente les crudités (bâtonnets de concombre...etc) ou simplement du riz chaud. Ici c'est un hommage rigolo que je lui fais, en détournant sa recette pour garnir des onigiri, ces bouchées de riz japonaises qu'il ne mangerait jamais car "trop bizarre" pour lui... ! Exactement le genre de trucs qui lui ferait dire "c'est quoi ça?"

Onigiri à la sardine pimentée (pour 4 pièces)
-1 boîte de sardines à l'huile
-1 ou 2 piments oiseau
-2 gousses d'ail
-1/2 citron
-1 càc de sucre
-1/4 de càc de sel
-quelques brins de coriandre
-1 bol de riz rond cuit froid
-1 feuille de nori
Egouttez les sardines et gardez l'huile de côté. Dans un mortier, écraser l'ail, le piment et la coriandre avec le sucre et le sel. Versez le jus de citron et mélangez. Ajoutez les sardines et écrasez-les jusqu'à obtenir une purée. Versez 2 càc de l'huile des sardines et mélangez bien.
Dans un moule à onigiri, déposez un peu de riz froid au fond. Recouvrez d'un peu de la purée de sardines, puis terminez par du riz. Tassez bien pour obtenir de beaux triangles de riz puis démoulez. Découpez la feuille de nori en petits rectangles avec des ciseaux, puis "habillez" vos onigiri avec. C'est prêt!
Si vous n'avez pas de moule, vous avez aussi la version à la main, dont vous pourrez suivre les étapes en photos ici ou en vidéo ici , assez loufoque: une dame prépare des onigiri sous le regard d'un caniche qui est l'hôte de l'émission. Il est censé parler et narrer la recette, mais la voix off est à mourir de rire, surtout l'accent japonais! A voir absolument!
08 janvier 2009
Bibimbap

Après un petit détour par le Japon, faisons escale à Séoul avec le bibimbap ! J'ai découvert ce plat avec des amies coréennes que j'avais rencontrées aux Beaux-Arts. A l'époque, j'étais considérée comme une "étrangère", moi la petite bronzée dont personne ne savait d'où je venais. Ou alors on faisait semblant de savoir, mais sans pouvoir placer la Nouvelle-Calédonie sur une carte. Et vous, vous savez où ça se trouve? :) Du coup au début je ne faisais pas d'effort pour m'intégrer dans la promo, vu qu'en général les bêtes de foire ça alimente les conversations mais pas les liens amicaux. Je me suis donc fait plus d'amis parmi les "vrais étrangers" de la classe, dont Yuki, une amie japonaise, et Sae-Ro, d'origine coréenne. Je les aidais souvent pour corriger leur boulot, ce qui me rendait finalement aussi française que les autres! La vie est bizarre parfois... Pour me remercier, elles m'invitaient chez elles pour partager des repas typiques de leurs pays, moments de générosité culturelle uniques, que je n'oublierai jamais.
Alors ici je vous propose un "bibimbap", un bol tapissé de riz puis recouvert de garnitures diverses. J'y ai mis de la pomme de terre, des épinard, du poulet, des carottes et des champignons japonais (buna shimeji). Et le petit coussin rouge sous le jaune d'oeuf, c'est du gochujang, un condiment coréen pimenté. Mais vous n'êtes pas obligé de suivre mon exemple, à vous d'improviser !
Bibimbap (pour 2 pers.)
-300g de riz rond cuit
-1 filet de poulet
-2 carottes
-1 grosse pomme de terre
-1 poignée d'épinards frais
-quelques champignons frais
-2 oeufs
-2 càs de gochujang
(ou autre sauce pimentée)
-2 càs de sauce soja
-2 gousses d'ail
-sel, poivre
-huile de sésame
-2 càc de graines de sésame
Coupez le poulet en dés et faites-le mariner dans un bol avec la sauce soja et 1 càs d'huile de sésame. Taillez la pomme de terre et la carotte en juliennes. Faites-les sauter dans deux poêles différentes, avec (pour chaque légume) 2 càs d'huile de sésame et 1 gousse d'ail écrasée. Lorsque c'est cuit, assaisonnez et débarrassez-les dans un plat. Faites cuire dans les mêmes poêles les champignons émincés et les épinards (toujours à part). Assaisonnez de sel et poivre. Enfin, faites cuire le poulet très rapidement, pour qu'il reste tendre à l'intérieur. Dresser le bibimbap: déposez le riz chaud au fond des bols (ou assiettes creuses), puis garnissez avec le poulet et les légumes. Formez un nid au centre avec une cuillèrée de gochujang, que vous surmonterez d'un jaune d'oeuf cru, ou alors d'un oeuf au plat, saupoudré de sésame. A déguster à la cuillère, en mélangeant tout!

07 janvier 2009
Omurice

A vos marques...prêt ? Feu !!!
Et oui messieurs dames, les soldes commencent aujourd'hui! Difficile de rater les panneaux devant les enseignes des magasins, sauf pour ceux qui ont décidé d'hiberner sous la couette. Hier en passant par hasard devant une boutique, j'ai eu un tout petit sursaut (ok, un gros) face à une vitrine en cours de réalisation. De loin je voyais 2 mannequins en cire les bras levés vers la vitre, sauf que c'était 2 vendeuses qui trimaient pour fixer un auto-collant annonçant l'évènement tant attendu des fashionistas. Le genre de blague de mauvais goût à réserver au musée Grévin!
En ce qui me concerne, je suis blasée, même pas envie de traîner dans les rayons de vêtements, sachant qu'il faut faut déja s'emmitoufler sous 12 t-shirts, 5 pulls et 2 manteaux pour affronter les -10°C à l'extérieur! Je me vois pas arriver dans un magasin surchauffé et suinter comme un boeuf sous mes fringues, pour acheter d'autres fringues. Et tout ça en jouant des coudes avec des petites minettes qui se demandent si le slim sera toujours tendance en 2009... Pitié, laissez-moi tranquille avec ça!
Mes soldes à moi, ça sera dans le placard: -50% d'oeufs dans le frigo, -40% de riz dans le paquet et razzia sur le fond de la bouteille de ketchup! Pas encore eu le temps de faire les courses, mais comme au magasin, on liquide les fins de séries !

Donc au menu aujourd'hui, un petit plat japonais sans prétention: un omurice (prononcez [omoulaïss]), contraction de omelette et rice. Pas la peine de vous faire un dessin, il s'agit juste d'une omelette fourrée au riz frit! Ici j'y ai juste ajouté de la carotte et des épices, mais vous y mettez ce que vous voulez: champignons, morceaux de poulet... C'est une recette culte du film Tampopo, dans lequel il y a la fameuse scène dans la cuisine où l'on a droit à la démo du parfait omurice, dans les règles de l'art. Je vous propose une version beaucoup plus facile, avec moi pas besoin d'avoir un Bac+5 en jonglerie!
Omurice (pour 2 pers.)
-4 oeufs
-300g de riz blanc cuit
-2 carottes râpées
-1/2 oignon haché
-1 gousse d'ail
-1 càs de sauce soja
-1/2 càc de sucre
-1 càc de curry
-du ketchup
-huile neutre
-sel, poivre
Faire dorer l'oignon dans un peu d'huile chaude. Lorsqu'ils sont dorés, ajouter les carottes puis l'ail écrasé. Assaisonnez de sel, poivre, sucre et curry. Ajoutez le riz et mélangez avec une spatule en bois, afin qu'il soit bien enrobé d'épices. Lorsque le riz a pris une belle couleur, arrêtez la cuisson. Dans une poêle huilée, réalisez une omelette fine avec les oeufs battus et assaisonnés de sel et poivre. Lorsqu'elle est prise, déposez-la délicatement au fond d'une assiette creuse, bien étalée. Déposez au centre un peu de riz frit, puis rabattez les bords de l'omelette pour fermer le tout. A servir bien chaud, avec un trait de ketchup au-dessus.
11 novembre 2008
Hérissons à la vapeur
Rassurez-vous, je n'ai pas cuisiné le petit animal piquant qui aime se frotter contre les éponges :) comme dans la pub. Il s'agit d'une recette tirée d'un livre que j'avais emprunté à la bibliothèque municipale de Nouméa quand j'étais au lycée. Je ne me souviens plus du tout du titre, mais j'ai trouvé un livre sur la cuisine chinoise chez Amazon, dont la couverture est illustrée avec la recette d'aujourd'hui! CLIC ! A 4,95 euro, ça vaut le coup que je l'achète pour voir si c'était bien celui-là qui m'avait inspirée!
Après les samoussas de vendredi et la fondue de dimanche, je me suis dit que j'allais me calmer un peu et passer au mode vapeur. J'ai encore mon grand panier en bambou qui est toujours vaillant quand il s'agit de tester ces petites chinoiseries. Quand il est bien assis sur ma cocotte remplie d'eau bouillante, il laisse s'échapper dans tout l'appartement des vapeurs parfumées et apaisantes.
Pour réaliser ces petits hérissons, il faut s'y prendre à l'avance, car il faut laisser tremper le riz gluant et les champignons dans de l'eau toute la nuit.

HERISSONS A LA VAPEUR (24 pièces)
-250g de porc (ou boeuf) haché
-6 càs de riz gluant cru
-4 champignons shiitaké déshydratés
-1/2 poivron rouge (facultatif)
-1 oeuf
-1 oignon moyen
-2 gousses d'ail
-1 morceau de gingembre
-1 petite botte de ciboulette
-2 càs de sauce soja
-1 càs d'huile de sésame (ou huile neutre)
-1 càc de sucre
-sel,poivre
La veille, mettez le riz et les champignons dans 2 bols différents et recouvrez d'eau froide. Laissez tremper toute la nuit.
Le lendemain, égouttez le riz dans une passoire et pressez les champignons entre vos mains pour les essorer. Faites dorer les oignons émincés dans l'huile de sésame, puis ajoutez le poivron en petit dés, l'ail pressé et le gingembre haché finement. Ajoutez les champignons émincés en petits dés et assaisonnez de sel, poivre et sucre. Laissez rissoler 5 min puis débarrassez le tout sur une assiette pour refroidir.
Mettez la viande dans un saladier et arrosez de sauce soja. Ajoutez le mélange précédent refroidi, l'oeuf entier, la ciboulette ciselée et mélangez le tout avec une cuillère en bois. Vous pouvez aussi mélanger directement avec les mains si vous voulez!
Façonnez des petites boulettes pouvant tenir dans le creux de votre paume refermée. Roulez-les dans le riz cru, n'hésitez pas à presser pour que le riz adhère bien autour.


Déposez-les dans un panier en bambou ou un cuiseur-vapeur, tapissé de papier sulfurisé afin que le riz ne colle pas au fond. Pensez à les espacer car le riz gonfle pendant la cuisson! Laissez cuire 15 à 20 minutes. A déguster chaud en entrée. Je les ai servis avec une petite sauce épicée et des feuilles de menthe fraîche.

















